Aujourd’hui, mercredi 13 février 2013, j’entre dans le Carême, avec tout ce que cela consiste en termes de folklore (jeûne, abstinence, crises de démence, culpabilisation quand on ne file pas la pièce à la Roumaine à l’entrée du RER E à Magenta, parce qu’il faut partager, toussa…). Mais demain, mon Dieu, c’est la St-Valentin. Une fête qui a tellement d’importance pour moi que je ne l’ai jamais fêtée en 30 ans d’existence. Je ne sais donc pas ce que c’est que d’avoir un inconnu qui m’offre des fleurs, parce que je n’ai pas l’effet Impulse :
En gros, je pue. Merci les mecs !
Trêve de plaisanterie. Si je suis là, c’est pour vous faire une petite playlist rigolote pour la St-Valentin, que vous soyez accompagné ou non. Cette année, j’ai décidé de m’attaquer à un élément essentiel d’un début de relation dans notre société du XXIe siècle :
Le téléphone.
Si la génération de nos parents se contentait de squatter le téléphone de leurs parents, quitte à réclamer une ligne directe dans leur chambre, nos premiers émois se vivent aujourd’hui avec des coups de fil à deux heures du matin, voire des déclarations d’amour enflammés par texto et même par l’envoi de parties intimes par mms pour les plus hardis.
Comme à l’accoutumée, la chanson s’est intéressée à ce média vecteur de tant d’émotions et créateur de lien.
Obtenir un numéro de téléphone est compliqué :
En gros, l’obtention du numéro de téléphone est gage d’un possible début de relation. Omettre manifestement de dévoiler à son interlocuteur/trice le sésame à dix chiffres (en France) permet alors, comme disent les jeunes, de le/la baser. À ce titre, l’invention du téléphone portable a considérablement bouleversé les règles du jeu. Dans la mesure où l’on est joignable quasiment à toute heure du jour et de la nuit, il est de plus en plus difficile de se défiler, à moins de ne pas répondre aux incessants textos de ce(tte) relou(e).
Les chansons
Foals, My number
Madness, Never knew your name
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L’attente d’un coup de fil de l’être aimé peut rendre hystérique
Non, mais vous ne comprenez pas, les mecs ! Passer des heures à attendre que vous daignez nous téléphoner après un rencard qui s’est super bien passé, mais c’est une torture ! Car oui, ça reste un moyen de nous rassurer sur notre pouvoir de séduction et ça reste aussi le moyen de communication privilégié. Et quand on est en couple, on s’inquiète, on aime bien avoir des nouvelles de l’autre au moins toutes les trois heures (j’exagère, mais IRL, ma collègue de taf a un coup de fil de son mari au moins tous les matins…). Donc ne pas avoir ne serait-ce qu’un texto, ça nous rend hystériques, oui.
Les chansons
Carly Rae Jepsen, Call me maybe
Blondie, Call me
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Le téléphone est aussi source de grandes déceptions
Car oui, il existe cette superbe technique de sagouin qu’est la rupture par coup de fil, voire par texto quand on est vraiment très très classe. Outre qu’il permet de ne pas subir en face à face les remontrances/pleurs/jets d’objets divers de la personne larguée, ce procédé prouve que l’instigateur n’a pas le courage d’assumer ses actes. Et, quand on recherche à renouer le contact, rien de pire que de trouver au bout du fil l’indifférence de son correspondant. Encore plus grave, quand on se retrouve à fouiller le téléphone de son/sa conjoint(e) pour y trouver des éléments compromettants, il y a de quoi quelquefois envoyer le portable contre le mur, en tout cas de péter les plombs.
Les chansons
Claude François, Le téléphone pleure
Diams & Vitaa, Confessions nocturnes
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Avec le téléphone, souvent, on s’amuse bien :3
La vague du sextoting et des appels très inspirés en plein milieu de la nuit n’en finit pas de créer des flux et des reflux. Quoi de plus motivant que de retrouver parmi des textos de rappel de la banque et de ses copines en mode attention whore un piquant Prouve-moi que tu n’as pas mis de culotte, chérie. Et, lorsque l’être aimé est momentanément absent, un petit coup de fil avant de dormir permet de faire de très beaux rêves…
Nous sommes à une dizaine de jours du scrutin pour l’élection présidentielle française qui verra Nicolas Sarkozy se succéder à lui-même… ou pas. Ne voulant pas évoquer une campagne que l’on dit moribonde – comme toutes les campagnes présidentielles, en vérité, il n’y a vraiment que les journalistes pour s’exciter comme des puces à chaque petite phrase éructée par tel ou tel postulant au poste de chef de 65 millions de personnes –, j’ai préféré, comme à mon habitude, me pencher sur l’humeur musicale qui flottait durant cette période.
Chaque campagne est ainsi rythmée par des slogans, mais surtout par des chansons emblématiques comme Changer la vie (paroles d’Herbert Pagani) pour le Parti Socialiste, intronisée lors du congrès de Nantes en 1977. C’est ainsi qu’on reconnait le degré de souverainisme d’un parti : en général, tout parti s’appuyant sur la légitimité de la France conclura tout meeting par la Marseillaise (même le PS, regardez !), tandis que tout parti d’influence d’extrême-gauche préférera le terminer par l’Internationale. So conventionnel.
Il arrive aussi qu’un parti veuille rajeunir son image. Prenons le cas pratique de l’Union pour un Mouvement Populaire, qui a décidé de rénover son aura de parti de droite républicaine à travers deux moyens :
1 – En pompant le tube du moment
Comme en 2009, MGMT, c’était genre trop hype, les pontes de l’UMP ont décidé que Kids serait leur hymne de meeting. Et bien sûr, sans payer de droits d’auteur – remember, c’est à eux qu’on doit HADOPI, tout de même. Résultat, le groupe, ayant appris cette exploitation frauduleuse, est monté sur ses grands chevaux, et l’UMP a été condamné à payer 30 000 € de dommages et intérêts. Maintenant, vous savez pourquoi une loi vous menace de vous traquer avec votre adresse IP quand vous utilisez Emule ou BitTorrent.
2 – En utilisant son service jeunesse
Tous ceux qui veulent changer le mooonde… continuera à pourrir longtemps la réputation de Benjamin Lancar, à l’époque président du mouvement des Jeunes Populaires et à l’initiative de ce lipdub reprenant un tube de la Star Académie québécoise. D’ailleurs, nous pouvons remarquer que les « parents » au gouvernement qui ont participé à cette vaste fumisterie se font, depuis, beaucoup plus discrets. En gros, avec ça et l’I-Riposte, l’électorat geek a compris que l’UMP, dans l’appropriation des social media et du processus viral que pouvait offrir le Net, avait au moins vingt ans de retard.
Et puis il y a des personnes plus ou moins allumées qui égayent un peu les campagnes présidentielles. 2002 a été une année où l’élection s’est conclue de manière un peu bizarre. C’est dommage, car cette fin quasi-tragique a quelque peu éclipsé la belle initiative du DJ Malto qui avait remixé les discours de Jacques Chirac et Lionel Jospin pour créer Belle campagne. Soit un cha-cha et une rumba endiablés pour rassembler tout le monde sur ce qu’on croyait être l’entre-deux-tours. Et cette année, nous avons Victoire Passage, une blonde aguicheuse de 24 ans, qui clame son amour pour le troisième homme des sondages :
Il est bien dommage que nos dix candidats ne m’aient pas demandé d’intégrer leur équipe de campagne.Je leur aurais concocté une trame sonore aux petits oignons :
Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) : Lââm, Petite sœur
Pour ces premières élections présidentielles sans Arlette Laguiller, qui a quand même assuré de 1974 à 2007 sans jamais rien lâcher et malgré un score qui n’excède jamais le 5 %, Lutte Ouvrière se sentait un peu démuni sur le plan charismatique. Alors ils ont pensé qu’en prenant le sosie parfait de l’ancienne employée du Crédit Lyonnais, les électeurs n’y verraient que du feu. Erreur : Nathalie a beau avoir le physique et la hargne d’Arlette la Rouge, elle a l’aura d’un pâté de foie. Evidemment, Arlette a beau la soutenir à 200 %, Nathalie, elle douille quand même un petit peu.
François BAYROU (Mouvement Démocrate) : France Gall, Résiste
Difficile en France d’exister en tant que centriste sans se faire alpaguer par la droite ou la gauche au passage. Après avoir longtemps marché main dans la main avec la droite républicaine – au point d’avoir été Ministre de l’éducation sous Chirac –, François a décidé en 2007 qu’il fuckait le clivage gauche-droite et que l’UDF était trop marqué politiquement pour pouvoir encore exister. Cela partait d’une bonne intention : il est devenu le troisième homme de la présidentielle, celui qui pouvait arbitrer la victoire finale entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Presque un jour de gloire. Malheureusement, il est allé jusqu’au bout de sa démarche, et ça n’a pas plus à la majorité de ses collaborateurs. Maintenant, il se retrouve quasi-isolé, mais son espoir ne s’éteint pas. C’est beau.
Jacques CHEMINADE (Solidarité et progrès) : Mark Snow, The X-Files theme
Vaguement politique, vaguement surveillé de très près par la MIVILUDES pour cause d’utilisation abusive d’étudiants pour embrigader des esprits faibles dans son mouvement, vaguement attaché aux idées de l’homme politique américain Lyndon LaRouche, Jacques fait sa campagne sur le fait qu’il avait déjà prédit la crise économique lors de sa précédente postulation à l’élection présidentielle en 1995. Comme tout homme déterminé, il est persuadé de détenir la vérité. Il est aussi un peu partisan de la théorie du complot aussi. Oui, c’est ça : il fait flipper.
Nicolas DUPONT AIGNAN (Debout la République) : Marc Lavoine, C’est ça la France
Il fallait bien un candidat souverainiste autre que Marine Le Pen pour trancher un petit peu dans le débat. En gros, Nicolas est contre l’Europe et contre l’Euro, pour une France souveraine et pour 8h de français par semaine à l’école. En gros, si on retournait dans les années 1950, ça l’arrangerait bien. Philippe de Villiers est de retour, mais sans particule et, je l’espère, sans parc d’attractions passéiste ni secret de famille un peu glauque.
François HOLLANDE (Parti Socialiste) : Jean-Jacques Goldman, Au bout de mes rêves
Il l’aura rongé, son frein. Il l’aura attendu, cette candidature. Face à des personnes bien plus charismatiques, et même face à son ancienne compagne, François aura dû se métamorphoser physiquement pour se donner une prestance de présidentiable. Désormais, ressemblant à ce qu’il a toujours voulu être, il peut se permettre de se montrer enfin ambitieux. C’est noble, mais après tant d’années à ne pas avoir de charisme, il devra batailler très dur pour arriver à avoir une image d’homme solide.
Eva JOLY (Europe Ecologie-Les Verts) : Johnny Halliday, Ma gueule
Outre la « judicieuse » remarque de Nadine Morano – l’hôpital qui se fout de la charité, nous dirons –, Eva se fait tancer notamment à cause de son accent. Ce n’est pas de sa faute si elle n’est pas née dans le pays de Molière et de ne pas avoir assez bossé pour se faire un accent parisien. Rien que pour cela, je lui trouve tout de même un certain courage, dans la mesure où, en France, on attend quand même des hommes politiques une certaine image très policée, très parisienne. N’importe quel député qui s’exprime avec un minimum de patois est la risée de l’Assemblée – résiste, Jean Lassalle ! Alors imaginez une candidate à l’élection présidentielle en France qui soit d’origine norvégienne…
Marine LE PEN (Front National) : Daniel Guichard, Mon vieux
Avec la ressemblance physique et l’héritage moral, bien que Marine se défende d’être aussi hardcore que son paternel, Jean-Marie Le Pen peut ainsi se féliciter d’avoir assez bien réussi sa vie au point d’avoir une bonne partie de sa famille qui milite activement dans son parti. Marine, bien qu’elle ait voulu gommer l’aspect FAF du FN au point d’attirer à elles des franges de la population que son père fustigeait ouvertement, a très vite repris un naturel hargneux qu’on connaissait à son prédécesseur. En arabe, ça s’appelle Mektoub.
Jean-Luc MÉLENCHON (Front de Gauche) : Renaud, Hexagone
Après avoir milité pendant des années au PS, le troisième homme désigné par les sondages a décidé au congrès de Reims (2008) qu’il en avait sa claque et est parti s’allier avec le Parti Communiste Français. De là est né le Front de Gauche, et notre Jean-Luc s’est mis à haranguer tout le monde : le système, les journalistes… La France respire : elle a retrouvé Georges Marchais. En vérité, à le voir s’empoigner avec Marine Le Pen, cela me rappelait mes conversations avec mon orthophoniste entre les deux tours de l’élection présidentielle en 2002 où, sous les cris des lycéens, je me demandais si ce n’était pas possible qu’il existât un fascisme de gauche…
Philippe POUTOU (Nouveau Parti Anticapitaliste) : Magali, Les Bisounours
Désolée, avec son nom, c’est quasiment obligé. Philippe, l’ouvrier de chez Ford à Bordeaux, n’est pas aussi mordant qu’Olivier le postier de Neuilly. Il est presque gêné de faire campagne, arguant qu’il sait qu’il ne va pas être élu, mais qu’il veut faire entendre la voix des ouvriers et de ceux qui se font bouffer par le système. Mais en fait, c’est un vrai tendre. Même les filles le trouvent sexy avec sa barbe de trois jours. Les mecs du NPA, la prochaine fois, refoutez-nous donc un petit roquet, vous serez plus crédibles !
Nicolas SARKOZY (Union pour un Mouvement Populaire) : Claude François, Le mal-aimé
Jamais aucun président français n’aura été aussi impopulaire que Nicolas. Et dire qu’on risque de le réélire facilement, « faute de mieux en face ». Je crois que sur ce point, la parodie des Guignols qui le présente comme ayant tellement changé qu’il se charge contre lui-même est tout à fait dans l’état d’esprit du candidat-président. Au début de sa campagne, il se conduisait comme un ex-taulard qui voulait effectuer son rachat auprès de la société. Une fois qu’il a remonté dans les sondages, on retrouve le Nicolas d’avant. C’est que, même impopulaire, il a de la ressource…
J’ai beau parodier nos chers candidats au poste suprême, il reste tout de même que le vote est important, même si le vote blanc ne compte pas. Il m’a ainsi été facile de parodier chaque candidat en chanson, tant le fait politique a encore été extrêmement absent de cette campagne présidentielle. J’estime aussi avoir la chance d’être en France et de pouvoir faire ce genre de papier. Et ça, c’est grâce à une chose en particulier : le droit de vote et le droit de choisir les personnes qui nous gouvernent, aussi peu compétentes qu’elles puissent paraître. Par conséquent, quel que soit le résultat le soir du 6 mai, j’espère que la personne qui nous gouvernera aura acquis la victoire en chantant.
Hier soir, une fois n’est pas coutume, je suis allée au cinéma. D’une part, parce que ma carte 5 places au MK2 arrivait à expiration de durée, d’autre part, parce que j’ai une collègue dans ma vie blandinienne qui est absolument fan de Claude François. Quand elle avoue qu’elle est toujours triste les 11 mars et qu’elle fait toujours quelque chose en mémoire de Cloclo, un autre de mes collègues lui a répondu : Qu’est-ce que tu fais ? Tu coupes l’électricité ? Pour vous dire à quel point elle est fan, elle a pris sa journée le 14 mars pour aller voir le Cloclo de Florent-Emilio Siri. Et elle en est revenue avec des étoiles dans les yeux. Preuve, selon moi, d’un biopic réussi.
J’ai lu certaines critiques ici ou là qui mettent en exergue aussi bien l’aspect limite caricatural, mais ceci dit très dynamique du film, qui dure quand même 2h28. Et je n’ai regardé ma montre qu’une seule fois, à la moitié du film. Preuve d’un montage pulsé, d’une narration accrocheuse et d’une certaine qualité de jeu. On peut parler évidemment de la performance de Jérémie Rénier qui, à l’instar d’Eric Elmosnino dans Gainsbourg [Vie héroïque], est tout simplement parfait (et en plus, IRL, sans les sourcils épilés, il est beau, ce qui ne gâche rien). Mais celui qui m’a le plus impressionné, c’est Benoît Magimel qui joue Paul Lederman. Outre la transformation physique – je n’ai fait le rapprochement qu’à la moitié du film –, je l’ai trouvé dans son jeu d’acteur tellement éloigné de ce qu’il a l’habitude de faire que je n’ai pu m’empêcher de m’enthousiasmer pour ce rôle de composition.
Ce qui est également bien dans le film, c’est qu’il n’est pas une hagiographie qui reléguerait les aspérités du personnage principal au second plan. On voit Claude François jaloux, limite psychopathe avec les femmes de sa vie (la scène où il traque Isabelle, la mère de ses enfants, est digne d’un thriller), jouisseur, imbu de lui-même, manipulateur, colérique… Mais aussi manquant tellement de confiance en lui et en ses capacités de rester en haut des charts qu’il en devient boulimique de travail. Au moins, les fans étaient prévenus qu’ils n’allaient pas être brossés dans le sens du poil, même si les deux fils du chanteur à la production apportaient leur caution morale.
Comme je n’y connais rien en cinéma, j’ai décidé de faire un petit tour de la carrière de Claude François en cinq titres :
Belles, belles, belles (1962)
Le premier gros carton, celui qui le fera connaître à la postérité. Après avoir fait le batteur et les choeurs à Monte Carlo, et après plusieurs échecs tant sentimentaux – sa femme se barre avec Gilbert Bécaud – que professionnels, le jeune homme de 23 ans tente sa dernière chance en réécrivant une adaptation. Et ça cartonne de suite. Il adaptera ensuite plusieurs titres de pop-rock américaine, comme beaucoup de monde en France à l’époque, ce qui fera de lui l’une des idoles des années yé-yé.
Comme d’habitude (1967)
Il vient de se faire larguer par France Gall, avec laquelle il s’est comporté comme un sagouin quand elle a gagné l’Eurovision. Pour porter le deuil, il écrit cette chanson où il extériorise toute sa souffrance. Ce sera son plus gros succès, et comble de la classe, sera reprise en anglais par son idole, Franck Sinatra. Pour la petite histoire, durant Cloclo, le moment où il chiale de bonheur quand il reçoit le master de My way m’a foutu les poils d’une force…
J’attendrai (1967)
Cette reprise de Reach out (I’ll be there) des Temptations est une réussite complète. D’une part, parce qu’après avoir vu Otis Redding à Londres, il a permis d’amener la soul de la Stax et de la Motown en France. Et surtout, c’est à partir de ce moment qu’il fait vraiment des shows à l’américaine et qu’il fait des chorégraphies de dingue avec ses désormais inimitables Clodettes.
Le chanteur malheureux (1975)
C’est un fait : Claude François en chie comme un malade pour arriver à rester au top après 13 ans de carrière ininterrompue, mais il n’est toujours pas considéré comme un artiste légitime par les médias. De plus, il se sent abandonné par ses proches, agressé dans la rue… Et, comme tout artiste qui se respecte, il a besoin de le dire. Vers la fin de sa vie, il demandera même à Etienne Roda-Gil, catégorisé auteur à gros intellect, de lui écrire des textes. Sauf que, comme c’est Claude François quand même, il mettra ça sur du disco et cela deviendra Magnolia Forever.
Alexandrie, Alexandra (1978)
Claude François n’aura pas eu le temps de savourer l’immense succès de son dernier single, étant donné qu’il est sorti dans les bacs le 15 mars 1978, jour de son enterrement. C’est peut-être un peu glauque, mais sur ce coup-là, la maison de disques a créé un énorme buzz à son corps défendant. Et dire qu’un mois avant, il chantait au Royal Albert Hall…
Cloclo, c’est donc désormais un film, mais surtout 63 millions de disques vendus, des milliers de sosies à travers toute la France et un culte qui, presque 35 ans après son décès, n’est pas près de s’éteindre.