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En guise de préliminaires, je voudrais m’excuser. L’interview de la demoiselle a eu lieu le mardi 27 juillet, et je me retrouve à écrire cet article 17 jours plus tard, soit le vendredi 13 août. Donc, pardon pardon, mais entre mes vacances sportives chez ma mère, les impératifs professionnels et, disons-le, ma fainéantise, me voici très en retard…Loou, aussi, excuse-moi.

fiancee.jpgJe vous explique donc le topo et ma mission. J’avais donc à écouter les deux LP de La Fiancée (mais étant donné que le deuxième est un vinyle et que je n’avais pas capté que le lien pour l’écouter en streaming était sur le vinyle, je me suis contentée d’en écouter quelques bouts sur Myspace ^^) et à l’interviewer un soir en afterwork dans un café à côté de République. Vaste mission, entre le festival FNAC Indétendances, le festival dans lequel j’étais bénévole dans mon village, mes obsessions brésiliennes, j’en passe et des meilleures…

Qui est donc cette Fiancée ?

Claire, Normande de presque 30 ans, habite à Paris depuis 10 ans. Au départ, c’est quand même une musicienne accomplie et précoce : J’ai commencé par la flûte à bec à 4 ans… Non, elle déconnait. Pianiste jusqu’au Conservatoire, chanteuse dans des chorales, voire trompettiste à la fin de son cursus, elle abandonne un peu la musique. Et puis, elle rencontre il y a 5 ans un garçon qui – quel hasard – fait de la musique. Ils décident d’en faire ensemble… Aujourd’hui donc, c’est une auteure de chansons s’entoure à la composition de Florent Marchet et de Edgar Ficat pour la musique.

De la chanson française dans l’air du temps, oui, mais pas trop

Lorsque j’ai écouté ses titres, cela m’a rappelé certaines chanteuses à mi-chemin entre la chanson pure et le folk. J’avais en tête notamment des chanteuses, mais pas forcément poseuses, à la manière d’une Pauline Croze ou d’une Sophie Hunger (oui, je fais des comparaisons, mais fuck it)Bref, des filles qui chantent mais qui ne m’énervent pas comme certaines. Et Dieu sait si je fais un gros tri en ce qui concerne les chanteuses.

Quand je lui demande si elle se situait dans une certaine branche de la chanson française contemporaine, non sans arrière-pensée après l’écoute de son œuvre, elle me répond que non, elle essaie déjà d’être elle-même, même si ses références sont quand même très marquées (Brel, Barbara, Biolay…).

Nous parlons alors de la difficulté d’être une fille dans la musique. Elle l’explique très bien elle-même en m’avouant qu’elle essayait de ne pas écrire QUE sur l’amour et les peines de cœur. Bon point. En même temps, elle m’a cité Appolinaire, Bret Easton Ellis et Maupassant – il est Normand, normal qu’elle aime – comme références premières d’écriture…

Du souci d’éclectisme dans le projet musical
La Fiancée ne diffuse que 4 titres par album. 
Cela m’a turlupinée. Je lui ai demandé si elle avait peur de se livrer et si elle était dans le total contrôle. Non, pour elle, c’est une manière de livrer la musique comme ça lui venait, qu’elle n’avait pas pour objectif de se poser et d’attendre d’avoir écrit un certain nombre de chansons pour sortir un album. Je trouve cela très osé.

La demoiselle dessine aussi ses pochettes d’album et participe à chaque journée de studio. Une telle implication dans le projet artistique m’a fait lui demandé si elle n’était pas frustrée de ne pas toucher à la composition, afin de maîtriser de bout en bout. Elle préfère travailler en équipe, et ne voit pas son indépendance artistique pour tout de suite.

Mon avis

Même si ce n’est pas le genre de musique que j’écoute de manière naturelle (et je restreins fortement mes mots quand je dis cela), La Fiancée a un avantage : celui de ne pas taper sur les nerfs à force de compositions trop léchées et de vers trop posés. C’est simple, et pour vous dire, je me suis même surprise à chantonner dès la première écoute.

Je voudrais aussi conclure cet article avec une mention spéciale à Live, l’attachée de presse. Enfin une qui n’encense pas MGMT ! Et une bonne discussion sur les concerts les plus marquants, j’apprécie toujours…

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