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Ce jeudi 30 septembre 2010, nous étions invitées, Jess, Tévouille et moi, à assister au concert de Maxence au théâtre de la Reine Blanche. Étant totalement étrangère à cette artiste, je me suis dit que ce serait une bonne raison de m’ouvrir quelque peu musicalement. J’écoute quelques chansons sur son Myspace ce jeudi midi, et déjà, je sens un univers particulier. Une interview nous est proposée à la fin du concert,  j’ai déjà deux-trois idées de questions.

De la particularité

Le soir, je retrouve donc mes deux comparses, ainsi que Loou et Aulive.  Nous discutons de tout et de rien, avant d’entrer dans la salle. Des dragées nous sont données avec cette inscription Maxence, 30 septembre 2010. Quelle idée toute mignonne… Le concert commence. Maxence est enfermée dans son cocon, tandis que Jimmy au clavier et Jocelyn à la basse activent leurs sonorités électro. Et déjà, je me retrouve circonspecte sur mon siège. S’en suivent des chansons à l’univers assez sombre et torturé, illuminé par une très très belle reprise de Dolly Parton…

Bref, même si la comparaison paraît peu flatteuse, Maxence me paraît être un mélange entre Émilie Simon pour le côté électro-enfantin et Mylène Farmer pour l’expression du mal-être intérieur. À noter dans le spectacle un petit entracte chorégraphique qui m’a laissé une impression à l’image du récital : de la circonspection.

L’interview

Quand j’ai assisté à un spectacle qui me laisse pantoise, j’aime bien partir à la découverte de l’univers de l’artiste en ITW. C’est pourquoi je remercie encore Loou d’avoir su gérer avec l’agent. Nous nous retrouvons donc toutes les trois dans la loge sous les combles.

Maxence explique son univers de manière succinte et sans chichis. Cela me plaît. Elle ne part pas dans des divagations quand elle explique ses sources d’inspiration (Bjork… et une porte qui claque. Soit). Formation musicale assez poussée (à l’accordéon et au chant lyrique), la demoiselle commence à devenir crédible pour moi.

Je me suis aussi intéressée à ce dont elle rêvait quand elle était petite. Manifestement, elle exprime à travers ses chansons un univers à la fois féérique et sombre, signe d’une perte d’illusions très précoce. Bingo, j’ai tapé juste. Elle rêvait d’être une autre petite fille, d’où ses multiples références à Alice au pays des merveilles et à Tim Burton. Elle a aussi des choses à dire sur la condition des femmes, quitte à être volontairement provocatrice.

Bref, Maxence, comme beaucoup d’artistes avec lesquels je n’accroche pas aux premiers abords, a un univers complexe dont il est nécessaire d’avoir les clés. 

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