Mots-clefs

, , ,

Deuxième édition de mon papier, et déjà un constat, judicieusement souligné par une amie: il paraîtrait que la presse musicale privilégierait le positionnement à la qualité. Juste une petite explication : en ce qui me concerne, j’estime normal que les sujets musicaux traités soient le plus mainstream possible, parce que, malgré tout, il y a des lecteurs pour cela (moi la première). Il est aussi vrai que mon choix de magazine de référence est biaisé, puisque je suis quand même devenue extrêmement mainstream au fil des années. Donc excuse-moi, Rose H., j’ai juste atteint l’âge canonique de 28 ans. En gros, je commence à avoir un peu la nostalgie de ce que j’écoutais étant jeune. Oui, tu as raison, ça fait de moi un début de vieille connasse.

À côté de cela, pour tout vous dire, je débarque un peu, d’où mon petit retard de papier. 15 jours de vacances un peu loin de la capitale m’auront pourtant été salutaires pour me replonger dans la presse musicale en ligne. Malgré tout, étant donné que je n’ai pas trop assuré de veille sur mes sites préférés, j’ai l’impression de me noyer dans ce flux d’informations. Allez, fiou, je me lance dans ce maëlstrom pour vous en livrer la quintessence.

roy_patrick_depute.jpgLa nécrologie de la quinzaine
Mes potes métalleux déplorent le décès, pourtant attendu, du député PS Patrick Roy ce mardi 3 mai 2011. Député-maire de la ville de Denain (59) et gratteux à ses heures perdues, il était reconnaissable entre tous avec sa veste rouge et ses harangues à l’Assemblée Nationale : « Monsieur Laurent Wauquiez, Ministre du travail… Et du chômaaaaage ! » n’égayera plus désormais les séances parfois un peu moribondes. Mais son fait d’armes le plus important est d’avoir défendu le Hellfest en pleine séance et d’avoir conseillé à Christine Boutin d’écouter deux-trois morceaux de Rammstein. Le milieu métal s’était donc reconnu en lui, au point qu’il était quelque peu devenu à son corps défendant leur voix institutionnelle. You’re on the highway to Hell, Patrick…
farran.jpg

Le témoignage de la quinzaine

Sébastien Farran, manager historique de NTM, revient dans Les Inrocks sur le rapport entre hip-hop et radio. En substance, pour sa part, Skyrock a quelque peu dénaturé l’énorme potentiel que représentait le rap français au milieu des années 1990, au point de l’affadir en finissant par privilégier le R’n’B. Pourtant, Farran se livre sans aigreur sur sa vision du rap. À méditer, notamment sur l’aspect relatif du mainstream et de l’underground.

Le constat de la quinzaine
Télérama mène l’enquête et défait une idée reçue : non, le public – du moins français – ne semble plus privilégier le live aux albums. En 2010, selon la SACEM, le chiffre d’affaires de toutes les tournées a baissé légèrement, ce qui représente une évolution concernant le rapport à la musique des Français. Après l’effondrement des ventes de disques, les producteurs ont eu tendance à augmenter le nombre de dates de concerts pour compenser les pertes. Ce stratagème ne marche plus, désormais. À se demander si la musique peut encore faire recette lorsque les supports numériques peuvent fournir désormais la gratuité à travers le streaming.

beastie-boys.jpgLes albums de la quinzaine
Hip-Hop : Beastie Boys, Hot sauce committee part II. Les rappeurs blancs les plus importants – avec Eminem – reviennent enfin, avec un album pas super révolutionnaire, mais dans la lignée des trublions. Toujours beaucoup de samples, de beats bien accrocheurs, des feat. bien hype (Santigold, notamment), leur flow bien droits et leurs voix bien adolescentes bien qu’ils aient dépassé la cinquantaine. Et, comme à l’accoutumée, leurs clips très drôles, notamment le teaser de l’album avec notamment Jack Black et Elijah Wood. Bref, les Beastie ne sont toujours pas gansta et ce n’est pas plus mal.

brigitte.jpgFrançaisBrigitte, Et vous, tu m’aimes ? Petit message interne pour la rédaction de LR : y aurait-t-il moyen de négocier une ITW de ce sympathique duo dont plusieurs Ladies sont déjà fans, dont moi-même ? Parce que non seulement la presse musicale est dithyrambique, mais en plus, j’adore. C’est tout ce que je voulais en dire.

A dans 15  jours pour des nouvelles fraîches et musicales…

Publicités