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Pour cette édition, pas de tour d’horizon de la presse musicale – un peu de calme avant la tempête de juin et la description des différents festivals estivaux, mais un pur moment d’ego trip dans les méandres de la musique que l’on n’écoute pas dans la vie réelle.

Au programme pour cette quinzaine, pas de recensions d’articles élogieux, ni de nouveaux CD à écouter. Mais du copinage musical, des découvertes ou des redécouvertes de vieux machins quasiment oubliés – de manière très injustifiée, la plupart du temps –, des rencontres assez chouettes et un pèlerinage annuel avec l’éternel Tiny. Bref, au lieu de lire la presse musicale, j’ai préféré humer l’air parisien assez estival pour être chargé des sonorités plaisantes.

Les copinages de la quinzaine

Sa vie pladdr.jpgourrait se résumer à trois choses : Dieu, son Mac et la musique psychédélique. Ça tombe bien, il sait aussi écrire. Jean-Philippe, étudiant alsacien en théologie avec lequel j’ai eu le bonheur de travailler l’an dernier, tient une chronique musicale assez fraiche tous les lundis sur son blog The Laddr avec des CD dont personne n’entend parler. Si vous ne comprenez rien aux groupes dont il chronique les œuvres, lisez ses autres articles, ils sont tout aussi dignes d’intérêt.

simonbeaudoux.jpgSinon, Simon Beaudoux fait des petites incursions sans Exsonvaldes. Il écrit et chante désormais en français de belles ballades. Si vous avez envie de découvrir son univers, il est en concert ce vendredi 20 mai en première partie de Lilicub à l’espace Christian Dente (Paris XI) et ce samedi 21 mai en première partie de Maud Lübeck à la Loge (Paris XII). Désolée pour les provinciales…

 

 

 

 

 

La déclaration de la quinzaine

vandergraaf.jpgComme je vous le disais, je rencontre parfois des gens aux univers musicaux assez déments. Récemment, une rencontre m’a fait découvrir un groupe de rock psychédélique anglais injustement tombé aux oubliettes. Il s’agit de Van der Graaf Generator. Il faut admettre qu’ils ont surtout sévi dans les années 1970, même s’ils se sont reformés dans les années 2000.

Il y a tout des plus grandes influences de l’époque glam-rock : David Bowie, Led Zeppelin, Pink Floyd… Peut-être aussi que cela correspondait trop aux canons de l’époque pour que cela sorte du lot. C’est peut-être une explication. Pour tout vous dire, je ne suis pas totalement objective sur le sujet. Mais si certaines rencontres me font faire des découvertes musicales de ce genre, je suis totalement pour.

Le concert de la quinzaine

zygel-herve.jpgJe l’attendais comme le loup blanc : voir Jean-François Zygel et Antoine Hervé faire leur numéro de duettistes. Ce sera chose faite ce jeudi 19 mai 2011, dans le cadre du festival Jazz à Saint-Germain. Etant les parrains de cette édition, mes deux pianistes préférés ont la bonne idée de perpétrer dans le cadre de cette manifestation leurs improvisations en public, et notamment dans l’église Saint-Germain-des-Prés.

J’ai des petites appréhensions sur la qualité de l’acoustique de l’église, l’ayant autrefois fréquentée en tant que paroissienne occasionnelle, mais je pense que je risque de passer un bon moment de kif, surtout dans le cadre de mon pèlerinage jazz avec Tiny.

Les redécouvertes musicales de la quinzaine

pamelo.jpgAyant récemment hérité de 100 Go de musique par mon cousin Witzter, comprenant des choses aussi variées que l’intégrale d’Archive ou des compilations des années 1980, je me suis penchée sur deux-trois bizarreries qui passaient par là. Et qu’entends-je au détour d’une compil’ Nova ? Un pur morceau de makossa, L’argent appelle l’argent de Pamelo Mounk’a.

Considéré comme l’un des musiciens fondateurs de la musique congolaise populaire de la deuxième moitié du XXe siècle, cet artiste eut du succès jusqu’en Europe, notamment dans les années 1980 (il faut savoir que L’argent… date de 1983). À nos oreilles, cela peut parfois paraître caricatural, mais c’est surtout parce que tout le monde a copié sur lui.

vinicius-de-moraes.jpgAutre redécouverte moins choquante mais plus bouleversante, Vinicius de Moraes. À force de ne voir dans la bossa nova que le combo Jobim/Gilberto, j’en avais presque oublié ce grand poète qui, d’abord avec Baden Powell, puis avec Toquinho, a écrit certains des plus beaux textes brésiliens des années 1960 et 1970. Ce qui me bouleverse davantage que ses textes (que, malgré mon écoute intensive de musique brésilienne, j’ai encore besoin de soumettre à Systran pour comprendre), c’est son timbre de voix, à rebours des canons de suavité qu’a finis par fixer Joao Gilberto pour chanter la bossa nova. C’est une voix à la fois très rauque et très pincée, faite pour chanter la revendication et l’amour qui fait mal. Un peu comme un Alain Bashung qui aurait acquis davantage les préceptes d’une mélodie posée.

A dans quinze jours, et d’ici là, je vous laisse avec Laurent V…

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