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Après un mois  bien pris professionnellement et émotionnellement – vous l’aurez tous compris – je profite d’une petite accalmie et de petites sorties très très attendues ce mois d’octobre pour revenir vous donner des nouvelles. C’est aussi après la visite de Jean-Philippe, rédacteur de The Laddr (très bon blog, lisez-le, faites-en de la pub, prouvez-lui que sa vie ne se résume pas qu’à ses études de théologie !) qui se demandait comment allait mon blog, que je me suis décidée à lui redonner un peu de sang neuf.

Et puis il fallait me réhabituer à refaire de la musique. Là encore, grand bouleversement : toujours avec Ens’Batucada, mais dans un autre lieu, plus exigu, qui demande davantage de casse-tête au niveau de la logistique… Heureusement que la musique nous réunit, car d’aucuns auraient davantage souffert d’avoir été délogés d’un lieu aussi exceptionnel que l’ancienne blanchisserie de l’Hôpital Charles-Foix (Ivry/Seine). Comme point d’orgue musical de ces retrouvailles, une formidable Green Pride ce dimanche 23 octobre 2011 sur l’avenue Jean Jaurès (Paris XIXe) nous a permis de nous exprimer de la plus belle manière qui soit…

Comme cet été, pour moi, l’automne musical se passe de l’autre côté de la Manche. Tout simplement parce que deux albums d’artistes anglais étaient annoncés depuis des mois. Voici donc ma petite revue de ce qui marquera cette fin d’année 2011.

Coldplay, Mylo Xyloto

Aaaaaah… Il est enfin sorti, ce p*** d’album qu’on craignait vraiment catastrophique depuis la diffusion de son premier single, Every tear is a waterfall (dont, on rappelle à titre préventif, le clip est fortement déconseillé aux épileptiques). J’attendais la bave aux lèvres ce lundi 24 octobre 2011 où j’espérais encore que Chris Martin était encore capable de faire de belles mélodies sans faire dans le tire-larmes. D’autant que Jean-Philippe me disait : Ouais, tu connais Pitchfork, ils sont super sévères dans leurs notations ? Ben là, ils ont mis 7 à Coldplay. Grosse pression, donc. Je l’écoute donc sur Deezer…

Verdict : ce n’est pas catastrophique, mais ce n’est pas bon non plus. Mais qu’est-ce que c’est que tous ces claviers épileptiques ? Mais qu’est-ce que c’est que tous ces riffs à faire crier les stades ? Mais qu’est-ce que c’est que ce mélange gerbique entre new-wave et U2 ? Je suis fan de la musique des années 1980, mais pour moi, ce genre de musique appartient à un état d’esprit, comme une espèce de preuve historique de la société qui existait alors, et je considère que tout ce qui a été effectué sur le même moule musicalement – mis à part l’électro, et encore – donne un résultat absolument abominable. Même Indochine réochestre ses vieux tubes en concert, c’est dire !

En vérité, il n’y aurait que deux chansons à sauver sur les quatorze de l’album. À savoir Major Minus et U.F.O. Ce sont des morceaux assez épurés, assez proches de l’esprit du groupe au départ, mais avec un côté folk très intéressant. A mon sens, c’est vers ce genre de choses que devraient tendre Coldplay. C’est ce qui leur avait assez bien réussi jusqu’à présent, en témoignent certaines versions acoustiques de Prospekt March. Donc deux titres à peu près potables sur quatorze, vous comprenez que cela ne rentabilise pas les 20 euros que coûte cet album.

Et enfin, mais c’est quoi ce titre ? Chris Martin a demandé à ses gosses pour en faire le choix ? Ou alors c’est pour coller au côté fluokid de l’album ? Bref, les albums de Coldplay ont toujours eu des titres assez énigmatiques (Parachutes, A Rush of Blood to the Head, Viva la Vida or Death and all his Friends…), mais là, ça dépasse l’entendement. Coldplay veut peut-être se rapprocher des djeunes pour aller plus loin dans le mainstream, mais là, clairement, c’est trop !

Autrement dit, même sous la torture, je n’achèterai pas le nouvel album de Coldplay. À mon grand regret…

Noel Gallagher’s High Flying Birds

Ayant assisté en direct à la séparation d’Oasis lors de Rock en Seine 2009, et considérant Liam comme fautif, j’attendais cet album avec impatience. Comme dans toute séparation dans un groupe énormissime, le moins talentueux a essayé de prouver qu’il pissait le plus loin en sortant en premier un album à la va-vite, pour finir par se planter lamentablement. Je n’ai pas essayé d’écouter l’album de Liam, mais d’après ce qu’en a dit la critique, apparemment, j’ai bien fait. Au moins, cela m’aura reposé les oreilles.

Comme tout le monde le sait maintenant, dans Oasis, c’était Noel le créateur. Liam avait une aura de dingue, mais n’était qu’un petit exécutant. Ceci est d’autant plus vérifiable maintenant quand on écoute l’album éponyme Noel Gallagher’s High Flying Birds. On retrouve le son exact d’Oasis, sans la rugosité. Un peu de pop planante, des orchestrations de dingue, un son rock et une voix épurée à l’extrême. Puisque curieusement, Noel chante bien. Il l’a déjà prouvé en collaborant avec the Chemical Brothers et en faisant certains chœurs.

Le problème étant que, sur la fin de l’album, ça ressemble beaucoup trop à certains morceaux du groupe. Toujours est-il que Noel mettra du temps à s’affranchir du binôme qu’il a formé avec son frère ennemi, mais on peut sentir à travers cet album que Monsieur est un vrai bosseur, qu’il essaie vraiment d’arriver à quelque chose de qualitatif. S’il continue de cette manière, il est parti pour faire une belle carrière à la Richard Ashcroft ou à la Damon Albarn. C’est tout ce qu’on lui souhaite.

A bientôt pour de nouvelles critiques, j’espère un peu plus souvent que ces derniers temps…

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