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Quand Rose H. me proposa de chroniquer La fuite en avant, sixième album de Debout sur le Zinc, en me présentant cela comme un petit groupe qui commence, je rigolai ostensiblement. En effet, j’entends parler de ce groupe depuis le début de mes années de fac. Autrement depuis au moins dix ans. A ma décharge, je ne me suis pas non plus beaucoup intéressée à leur répertoire, malgré mon goût certain pour une certaine forme de chanson française.

Alors Debout sur le Zinc, c’est qui ? En 1995, c’est le rassemblement de deux formations de potes de lycée. Aujourd’hui, c’est Christophe Bastien, Cédric Emolieff, William Thierry, Simon Mimoun, Romain Sassigneux, Olivier Sulpice et Fred Tisson, tous multi-instrumentistes. Si l’on devait parler de leurs influences musicales, ce serait à la fois le folk, les influences tziganes, orientales… Le tout avec des textes très poétiques.

Et l’on retrouve tout ce melting pot sur La fuite en avant. Des morceaux qui ressemblent à des comptines faussement naïves (La fuite en avant, Plan-Plan), de jolies déclarations d’amour (Belle parmi les belles) ou alors des constats d’amour fini (Avance sans moi, Oublie-moi, La vie à deux…). Bref, des tournures simples pour exprimer des sentiments qui le sont moins. Certes, beaucoup de chansons parlent des amours finissantes, mais pour autant, ce ne sont pas des chansons déprimantes en soi. En effet, elles sont servies par des mélodies assez douces et des orchestrations assez pop.

Personnellement, je trouve que cet album est équilibré et sans fausse note. Il n’y ait pas un morceau qui puisse gâcher l’équilibre de l’album. Et à vrai dire, c’est une vertu rare en ce moment, où le mélange des styles préconisé donne parfois des albums parfois schizophrènes et ratés à force de pêle-mêle. Non, La fuite en avant s’écoute d’une traite, sans accroc. Parce que le mélange se fait au sein même des morceaux, et pas diffus sur tout l’album.

Bref, La fuite en avant de Debout sur le Zinc est un bel album pour qui sait apprécier la chanson française un peu bordélique et un peu festive. En tout cas, je préconise cet album pour trouver un peu de poésie dans votre quotidien…

Sortie le 3 octobre 2011 (ouais, désolée pour ma chronique tardive)

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