Mots-clefs

, ,

Bon, je suis au courant, nous sommes le 11 novembre et il fait froid. Mais ne perdons pas le moral pour autant. Justement, récemment, je me suis rappelée de ces étés qui ont rythmé ma vie. En effet, quand on est enfant ou adolescent, les plus grands apprentissages de la vie se font la plupart du temps durant cette saison. Pendant les vacances, on échappe parfois à la vigilance des parents pour mener sa propre vie.

Vous le savez maintenant, j’estime qu’on a la vie que l’on se construit avec sa BO. C’est d’autant plus vrai pour mes étés, que je le les ai passés en vacances avec ma mère ou à travailler seule. Encore aujourd’hui, quand je pense aux étés où j’ai évolué dans ma vie, il y a toujours des chansons qui reviennent à ma tête.

Je vous propose un voyage dans le temps, via planète Marseille…

1983 : Premier été et premières vacances

À peine née, maman, directrice de centre aéré, m’emmène sur les routes. J’ai donc eu très tôt le goût des voyages à la roots. Je ne m’en rappelle évidemment pas, mais cela détermine aussi mes conditions de vacances : je n’ai rien contre le confort d’un hôtel, mais j’aime tout autant le charme des voyages en bus et du camping sous tente, même avec des conditions météorologiques difficiles. Et cette année-là, maman adorait Indochine, donc voici mon tube de l’été :

1999 : Premier été entre copines

J’ai 16 ans, je fais 50 kms à vélo pour aller camper au bord d’un lac avec mes copines, mais sous la surveillance de ma tante. On boit des DBK (diabolos banane-kiwi – oui, c’est plein de sucre, mais f*ck it) en terrasse, on fait de l’aqua-gym, on se prélasse au soleil, on raconte nos résultats au brevet des collèges ou ou bac de français… Et on s’intéresse aux garçons. En ce qui me concerne, j’ai ma petite technique de drague au bal du camping :

2000 : Premier été à travailler

Le bac en poche, je passe un été idyllique : après mon inscription à la fac, je m’envole pour Brest pour voir les bateaux, et je passe une semaine dans le grenier de ma maison avec mes copines à refaire le monde. Je pars ensuite un mois en Allemagne, accompagnée de trois chevaliers servants, pour « travailler » dans une administration. Je m’en tire avec 1200 francs à l’époque, mais c’était le début de la liberté pour moi. Et durant toutes nos soirées, et même le matin au lever, il n’y avait qu’une seule chanson :

2007 : L’été du passage à l’âge adulte

J’ai 24 ans, je viens de passer une année au chômage après 6 ans à étudier l’histoire. Je ne voyais pas d’avenir autrement que dans l’administration dans laquelle je galérais à passer des concours. J’ai pris la décision de ne pas me fier qu’à l’ANPE pour me trouver un avenir, je contacte la Mission Locale et j’entre dans un processus de réorientation. Je fais des stages en documentation, en librairie, et surtout un stage décisif dans une petite maison d’édition. Je cesse aussi cet été-là d’être complexé par mon corps et je m’ouvre aux autres. Bref, tout roule dans ma vie. Tout cela accompagné d’une sonnerie de portable à la hauteur de mon dynamisme :

2008 : Premier été à Paris

Je viens de m’installer, je suis stagiaire et je n’ai pas encore signé mon CDI (que je signerai un an plus tard). Je viens de tomber amoureuse et, pour la première fois de ma vie, cet amour est réciproque. Je vis comme dans un rêve et chaque jour que je vis de cet été me fait penser que j’ai vraiment accompli tous mes rêves. Et la bande-son de cet été est spécifiquement un hommage à mon amour naissant :

Et vous, qu’avez-vous fait de vos étés ?

Publicités