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J’ai l’impression de n’avoir acheté aucun album en 2011. Ce n’est d’ailleurs pas une impression : le streaming et les critiques que fait la presse musicale m’en dégoûtent parfois. C’est simple, j’ai parfois l’impression de ne plus être dans le coup sur le plan musical. Est-ce que je me sens l’énergie d’acheter le dernier Rihanna, même si je n’ai jamais apprécié l’auto-tune ? Ou le dernier Coldplay, parce que merde, Coldplay, ça se respecte ? Je préfère encore explorer la bibliothèque de vinyles de mon parrain et passer mes samedis soirs dans des rodas.

Comme je le disais récemment, je ne m’intéresse plus à la musique que l’on crée actuellement (pourquoi la musique de d’jeunes) parce que, selon moi, ce n’est pas ce que retiendra la mémoire collective dans cent, voire deux cents ans (pourquoi on parlera…). Je sais que c’est arbitraire, mais je ne retiendrai de l’année 2011 que le triomphe de Metronomy et d’OrelSan, ainsi que la mort d’Amy Winehouse. Vous me direz, c’est déjà pas mal, mais admettez tout de même que ça fait léger. Autre fait notable en 2011 : bien que je sois Bretonne de naissance et que j’aie quand même vécu 4 ans à Rennes, je ne suis toujours pas allée aux Transmusicales. Enfin, il paraît que ce n’était pas terrible, cette année…

Donc en attendant l’année 2012 un peu anxiogène qui se profile, voici comment je conclurai 2011 :

Amy, we miss you so much

Personne, dans l’entourage de la dernière personne qui a rejoint le 27 club, ne semble se remettre de ce funeste 23 juillet 2011. Et surtout pas ses producteurs Mark Ronson et Salaam Remi, qui nous offre en cadeau de Noël non pas le troisième album que tout le monde attendait – cela aurait été malhonnête de leur part –, mais Lioness : Hidden Treasures. Soit un petit inventaire des fonds de tiroirs qu’aurait pu faire la petite avant sa descente aux enfers, avec tout de même deux-trois inédits juste pour nous faire croire qu’elle était capable d’enregistrer quelque chose après Back to Black.

C’est donc un disque de reprises qu’Amy Winehouse a enregistrées à différents stades de sa carrière. De The girl from Ipanema enregistré à tout juste 18 ans à A song for you de Donny Hathaway en 2009, ces petits trésors cachés nous feront encore regretter longtemps la disparition de la diva. Même si les derniers morceaux qu’elle a enregistrés montre une chanteuse en bout de course, l’ombre de la petite gamine qui est venue approcher son premier producteur planera à tout jamais sur ce troisième album que l’on espérait composé d’inédits.

D’ailleurs, les Inrocks en parlent très bien. 

Izia, the brigde

Rock’n’Folk fait habilement sa couv’ ce mois-ci avec Izia, bien que So much trouble soit sorti le mois dernier. Sensation de l’année 2010, la fille et sœur de a su revenir avec un album encore meilleur que le premier. Ce qui n’est pas évident pour une artiste rock, et d’autant moins à 21 ans. Toujours aussi rough mais un peu moins bordélique, à coup sûr, 2012 risque encore d’être une excellente année pour la demoiselle.

Black Keys, sensation de fin d’année

N’ayant pas écouté moi-même une quelconque œuvre de ce groupe, je me fie donc à la presse musicale qui a crée le buzz. El Camino, le septième album de Black Keys, est donc, selon Télérama et les Inrocks, est moderne, dansant et rock. Bref, tant dans l’interview de Télérama que dans la revue des Inrocks, nous avons là un duo guitare-batterie à la White Stripes qui ne se prend pas pour des stars, mais pour des purs bouseux du Mid West. Sur un malentendu, ça peut chémar.

Voici donc ma dernière revue de presse un peu improbable pour 2011. En espérant que les choses dont je vous ai parlées traversent la faille du 31 décembre… 

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