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Je ne sais pas comment je me suis débrouillée, mais en bientôt 29 ans de vie, je me suis toujours démerdée pour être célibataire un 14 février. Même quand j’étais en couple : ça a correspondu à une pause. Mais juste, racontez-moi : c’est quoi, le principe de la Saint-Valentin, à part créer des engueulades monstres chez les couples assez expérimentés ou des accès de mièvrerie chez les couples naissants ? Non, je ne suis pas aigrie. M**** alors !

Cette année encore, je n’aurais pas de pétales de roses sur mon chemin, ni de dîner aux chandelles avec un beau brun aux yeux verts, encore moins une visite surprise à La Perla, Passage du Désir ou au Moon City. Et surtout, en termes d’ambiance musicale – comble du bonheur –, je n’aurai pas cette grognasse à me hurler dans les oreilles… Comment elle s’appelle déjà ?… Ah ouais : Whitney Houston.

D’autant plus de mauvais goût qu’il me semble qu’on vient d’apprendre son trépas. Donc Whitney Houston ce mardi 14 février 2012, c’est comme partir en week-end amoureux juste après la mort de Michael Jackson : ça peut vite virer au cauchemar (et je te demande encore pardon trois ans après, Tiny).

Donc, pour les célibataires aigris comme moi, voici une petite playlist de survie pour affronter cette journée pleine de guimauve et de dégueulis de petits cœurs en paillettes.

The Pussycat Dolls, I don’t need a man

Encore plus morues que les Spice Girls en leur temps, ces anciennes strip-teaseuses, entre deux gros titres estampillées pétasse, nous balancent ce titre ultra girl power qui peut peut-être paraître simpliste (Ouais, genre j’ai pas besoin d’un mec, na !). Mais, quand on sort d’une rupture amoureuse ou quand sa vie sentimentale équivaut aux ventes d’albums de Magalie Vaé, gueuler ça sous la douche peut s’avérer salvateur pour l’ego. Donc si on a vraiment l’impression qu’on est une grosse merde parce qu’on n’a pas prévu de faire la brouette taïwanaise très prochainement, je conseille ce titre cathartique pour sautiller dans la rue en souriant comme une conne. Si ça se trouve, sur un malentendu, vous ne tomberez pas sur un taré, cette fois-ci…

Olivia Ruiz, J’aime pas l’amour

Et puis de toutes façons, l’amour, ça fait mal au cœur. Olivia, avant de rencontrer son Mathias chéri, était en mode gamine rebelle qui avait décidé que non, non, non, elle ne serait pas une fille en guimauve. Qu’elle ne s’épilerait pas sous les bras parce qu’elle doit être présentable. Qu’elle ne s’emmerderait pas à attendre des heures à côté du téléphone. Qu’elle ne mettrait pas de petites robes pour dévoiler ses jolies formes. Bref, ce que tout célibataire se dit quand il voit un couple en train de se galocher devant lui : l’amour, c’est dégueulasse.

OrelSan feat. Gringe, Saint-Valentin

Oui, à l’époque, Aurélien Cotentin était jeune et con. Il ne va pas tarder à se faire brocarder pour Sale pute, mais je trouve personnellement que ce titre est encore plus hardcore. Preuve une fois encore que « virilité » et romantisme ne sont pas des mots qui vont très bien ensemble (très bien ens… Ta gueule, Paulo !). Et puis même ton style dans ce clip, chéri, même Cristina Cordula ne veut pas te relooker, à ce stade. Tu veux me mettre 21 cm, mais faudrait peut-être y mettre les formes, chéri…

Gloria Gaynor, I will survive

Anyhow, anywhen, anywhere. Et pas seulement pour la Saint-Valentin. Même si Gloria Gaynor parle de rupture amoureuse dans cette chanson, c’est devenu tellement cultissime qu’elle peut s’appliquer à toute situation relou. Voui, même à une balade dans un parc un jour de mi-février, quand vous êtes seul avec le nez qui coule alors qu’autour de vous il n’y a que des gens beaux et qui s’aiment pour toute la vie.

Joe Dassin, Salut les amoureux

Cette reprise de Johnny Cash est, je pense, la chanson d’amour la plus badante. Car que faire quand on ne s’aime plus, mais qu’on n’est pas super chaud pour se quitter ? Pour avoir vécu la situation chantée par ce brave Joe, je peux vous dire que ça ne donne pas vraiment envie d’être vécu IRL. Autrement dit, autant partir loin de l’autre sur une bonne engueulade en se pourrissant bien la face. Comme ça, il n’y a pas de regret à avoir, ni même l’envie d’appeler l’autre un soir de déprime devant 27 robes et un pot de Haagen-Dasz.

Voilà donc mes 5 petites chansons pour me dire que le 14 février est une date comme les autres, sans fleurs, sans chocolats Mon Chéri, sans nuisette affriolante, sans comédie romantique et sans pot de crème glacée format post-rupture. Mais vous savez la vérité ? En fait, Whitney, des fois, elle me ressemblait, mais juste un petit peu…

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