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Ca y est, c’est enfin le printemps ! Le temps de faire un grand ménage, de dépoussiérer les discothèques à la maison et de se renseigner sur les petits sons qui vous feront admirer les jeunes filles en fleur, kiffer un pique-nique dans un parc ou danser dans les rues jusqu’au bout de la nuit. Certes, il fait encore un peu frais, mais les premiers rayons de soleil ont poussé les cafetiers à sortir les terrasses.

Moi-même, je suis un très mauvais exemple : j’ai téléchargé sur iTunes Store les meilleurs titres… de l’hiver, à savoir the Black Keys, OrelSan, Revolver, 1995 et Coldplay. Accessoirement, j’ai aussi fait des petites (re)découvertes très sympa, à travers Camille, Philippe Jaroussky et Martina Topley-Bird (merci Siamoise de te préoccuper du renouvellement de ma playlist). Bref, je suis dans de bonnes dispositions pour ouvrir mes écoutilles.

De quoi parle-t-on donc dans nos chères feuilles de chou et sur nos ondes ?

Le phénomène du printemps

Le belgo-australien Wouter de Backer, alias Gotye, est l’auteur-compositeur dont tout le monde parle ce printemps. Son duo avec l’Australienne Kimbra, Somebody That I Used to Know, tourne en boucle sur les réseaux sociaux depuis quelque temps. Même si ce n’est pas une fulgurance partie de rien – son premier album est sorti en 2006 et fut un succès aux Pays-Bas –, on a l’impression d’une invasion massive de cette voix éthérée aux accents Peter-Gabrieliens mêlée à une mélodie pop naïve. Bref, du son frais, du son qui fait du bien. L’album est sorti en août 2011 en Australie. Ce serait pas mal qu’il débarque en France

L’Award pour ma Siamoise

Ma Siamoise écoute France Inter tard le soir. Quelquefois elle m’en fait profiter. Et dernièrement, elle m’a fait découvrir une petite bombe : Buraka Som Sistema. En gros, des beatmakers lisboètes, d’origine angolaise. Cela donne une musique très métissée, avec l’inévitable background africain, mais aussi les rythmiques brésiliennes qui en découlent… Ce sont aussi eux qui ont popularisé le kuduro angolais, bien avant que le chiriri ne s’en empare totalement. Je ne saurais donc que trop conseiller ce son électro comme je n’ai plus l’habitude d’en écouter. C’est autre chose que l’espèce de house frelatée telle qu’on nous la sert actuellement.

Sinon, qu’est-ce qu’on écoute ?

Andrew Bird, Break it yourself. Pour son septième album, l’Américain, à l’accoutumée assez perfectionniste dans ses enregistrements, a préféré se libérer de certains des carcans qu’il s’était imposés pour donner, selon ses termes, un souffle à son album. Le résultat, d’après mon écoute, est un excellent album de folk à l’ancienne, avec une forte influence dylanienne.

Alaclair Ensemble, America. Parce qu’il n’y a pas que le rap français, ces Québécois allumés qui se définissent comme du postrigodon déboulent avec un album téléchargeable gratuitement. Et il faut avouer qu’ils envoient du lourd. Si la bande-son est très branchée hip-hop new-yorkais, leur rap me rappelle quelque peu Stupeflip. Pour vous dire le niveau de hardcore de ces trublions.

J’espère ne pas être en retard au rendez-vous des nouveautés pour le mois d’avril. D’ici là, aérez un peu votre discothèque. Je suis sûre qu’elle en a grand-besoin.

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