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Après un mois de juin à la météo un peu dégueulasse (je ne sais pas vous à Nam, mais moi à Prague, j’ai eu à visiter la ville sous la flotte et même pas en tatanes ! Merde, juin en Europe centrale, quoi !), nous sommes dans une période orageuse où il fait 30°C. Bref, c’est l’été continental qui ressemble à la mousson indienne, et le gel douche coule à flots…

Donc qui dit été dit marronnier dans les magazines de mode : les Semeurichiouz (ou Summer Issues pour les puristes). En gros, pas un féminin sans sa pub pour un laboratoire pharmaceutique vendant au choix des compléments alimentaires de régimes/des produits préparant la peau au soleil/du maquillage spécial plage. Sur ce dernier point, barre de rire avec la Siamoise en lisant le Semeurichiou de Biba : Comment se maquiller à la plage ? Nos sangs de Bretonne et de Guyanaise n’ont fait qu’un tour : Mais où t’as vu qu’on se maquillait à la plage, toi ?

C’est pour cette raison que je vais mettre un coup de pied dans le marronnier. En même temps, on peut dire que, depuis 7 ans que je blogge et 4 ans que j’écris pour Ladies Room, ma playlist de début juillet ressemble à s’y méprendre à un article convenu, plat et sans surprise dont je tirerai des bénéfices plus ou moins larges selon mon inspiration. Oui, c’est ça, un marronnier, mais attention, un marronnier gonzo. Et en ce début d’été 2012, n’étant pas assez sortie en boîte pour apprendre les chorégraphies à la noix qui cartonneront ces deux prochains mois sur le dancefloor – remarquez, j’ai une séance de rattrapage avec le bal des pompiers le 13 juillet –, et pensant que, définitivement, Michel Telo est moisi – malgré ma grande sympathie pour tout ce qui vient plus ou moins du Brésil ou ayant une consonance lusophone –, j’ai l’impression que mon été musical sera encore ponctué de oldies – d’autant plus que la Surpat’ de ce samedi 23 juin était une réussite, malgré la diffusion du match France-Espagne et le fait que les organisateurs aient un peu abusé sur l’horaire de fermeture (faire une phrase de six lignes avec des apartés est une preuve ultime de journalisme gonzo, sachez-le).

Où en étais-je ? Ah oui ! Il me fallait donc faire un Semeurichiou pour SKOUM et Ladies Room. À moi les avis péremptoires, les passe-droits dans les festivals, les pince-fesses où je toise les autres filles qui essaient de se faire une place comme une wonderconnasse que je suis… Bref, faisons donc une chronique musicale et estivale imbuvable comme l’article d’une pigiste qui reprend le marronnier « Mon plus bel orgasme avec une levrette claquée » dans le Semeurichiou de Cosmo spécial sexe. Voici donc mes petits sons convenus de l’été :

Le groupe de pop qu’on écoute à la plage de Lacanau : Foster the People

Parce que le groupe commence tout juste à devenir assez mainstream pour que Jean-Philippe soit gavé – allez, je lui donne un mois (d’ailleurs, si vous êtes Alsacien et insomniaque, écoutez la très belle émission de pop indé Corners sur radio Arc-en-Ciel dans la nuit du mercredi au jeudi à 2h – placement produit, hihi). Il faut dire que le groupe américain, qui a sorti son premier album l’an dernier, a frappé un grand coup en Europe avec leur Pumped up Kicks en cette fin d’hiver 2012. Un arrangement très modern pop, ni trop lent, ni trop riot, avec la mélodie qui scotche dans la tête. Le morceau donc assez cool pour passer en boucle dans la paillotte pendant que tu sirotes ton mojito. Le son de l’été, quoi.

La caution hype de ta soirée entre potes sur la terrasse : Azealia Banks

Il a suffit, ce mois de janvier 2012, d’un short, d’un pull Mickey, d’un grand sourire et de l’attitude qui dit Rep a sa Nicki Minaj pour que la demoiselle rentre à même pas 21 ans dans la cour des cadors. Bon, il est regrettable de savoir que, depuis que David Guetta a envahi le mainstream américain, on n’envisage même plus le hip-hop sans electro (revenez, Gil Scott-Heron et Adam Yauch !). Mais je retrouve dans la petite de Brooklyn l’attitude riot d’une Kelis de ses débuts, à l’époque où elle se peignant le corps et qu’elle hurlait partout. Ca me manquait, tiens. Donc c’est pour ça que je prédis à Azealia d’envahir les soirées moites, privées et hype, de la Grande Motte à Berck-Plage.

Les Magic System de l’été qui te feront bouger bouger : 1995

Là, je demande l’avis d’une demoiselle experte en art du spectacle, à savoir l’amie Andie Crispy, consternée par leur prestation aux Solidays. D’où ce tweet :

Il est vrai que, étant donné que la choré d’Ai se eu te pego est même connue de ma grand-mère – donc en état de décomposition chronique, et qu’aucune corde à sauter-hé-hé n’est venu remplacer celle de Moussier Tombola, il fallait donc bien trouver des artistes à la hauteur. Merde, moi qui comptais me délecter de Nekfeu au festival FNAC Indétendances, Andrea vient de me casser mon délire… Pétasse (mais je t’aime bien quand même) (et même, je trouve qu’il y a quand même une part de vérité) (même si j’avoue depuis le début que j’aime bien le son de 1995, mais surtout certains membres pour leurs qualités graphiques :3).

Le son oldy que même 50 ans après, t’emballes pareil : The Moody Blues

Je le remarquais l’autre jour à la Surpat’, l’avantage avec la musique des années 1960, c’est que ça, c’était de la vraie musique étudiée exprès pour fabriquer des enfants. Maintenant, comme bande-son pour le rapprochement des corps, qu’est-ce qu’on a, hein ? Des ballades pour emos ? Du r’n’b moisi ? Cahouète ! Donc on aura beau gueuler sur la musique qu’écoutaient nos parents – voire nos grands-parents, mais si Arte et Philippe Manœuvre nous pond un revival 60’s tous les ans, ce n’est pas seulement pour dépoussiérer le grenier…

Voici donc ma petite contribution à l’été 2012, sans mannequin en paréo et capeline sur une plage des Bahamas. Mais j’espère vous avoir inspiré dans votre playlist de l’été qui vous aidera à supporter les 14h sur l’autoroute, les plages bondées et les boîtes de nuit enfumées. Bonnes vacances !

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