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Récemment, j’étais à discuter des déboires amoureux avec une followeuse sur Twitter tard dans la nuit – en mode chambre d’ado avec pop sirupeuse en bande-son – tandis que je me préparais une playlist à base de trucs bien vénère. Ce qui me fit très vite arriver à ce tweet de constat :

Parler des ses problèmes de coeur en écoutant Metallica > Bitcher en écoutant Justin Nozuka

Car oui, est-on obligé, comme dans une série américaine, de se faire une pyjama-party en écoutant des piou-pious à gra-gratte ? Sachant que les miennes étaient à base de In Utero en boucle (Grolou, si tu me lis, heureusement qu’on n’a pas écouté que du Take That chez toi)… Et puis j’ai réfléchi : à l’instar de pas mal de personnes qui m’entourent, j’ai des chansons spécifiques pour chaque moment de ma vie. Par exemple : What become of the broken hearted de Jimmy Ruffin pour un chagrin d’amour, l’ouverture du Guillaume Tell de Rossini pour rattraper un bus ou pour symboliser l’arrivée de ma patronne dans mon bureau, etc.

À l’époque où Kyan Khojandi n’était pas Bref, il avait justement mis en situation quelques scènes qui étaient possibles ou non d’associer à la bande-son de Starship Troopers…

… et de Requiem for a Dream.

Quelle était sa conclusion ? Que le cinéma, comme tout média à visée culturelle, nous influençait la plupart du temps pour associer des morceaux de musique à certaines émotions que nous ressentons ou certaines actions que nous effectuons au quotidien. Ma station de radio préférée a très bien résumé ce fait : La vie est courte, autant bien choisir la bande-son qui va avec.

J’ai donc eu envie de vous exposer mes questionnements concernant l’interaction entre musique et mode de vie. À l’instar de savoir qui de l’œuf ou de la poule est venu en premier, j’aimerais savoir si le mode de vie est influencé par la musique que l’on écoute ou l’inverse. Si vous pensez que la réponse est évidente, appliquez cette question à vous-mêmes et voyez si vous êtes capables d’y répondre…

Mes amis métalleux s’habillent-ils ainsi parce qu’ils aiment les riffs qui claquent ? Choisit-on sa marche nuptiale selon son éducation, son niveau de culture ? Y a-t-il un âge pour arrêter d’écouter de l’electro ou commencer à apprécier le jazz ? Je ne suis pas certaine que beaucoup de personnes fassent la relation entre leur mode de vie et la musique qu’ils écoutent, car je pense que ces questions ne seraient pas devenues des questions métaphysiques.

Une autre problématique se pose : dans quelle mesure écoute-t-on assez de musique pour se construire une bande-son de notre vie ? Est-ce 5 minutes par jour ou alors, comme moi, près de 6 heures ? Je pense, tout de même, qu’avant de se construire une bande-son, il faut tout de même s’imprégner des sons qui nous entourent, il faut aussi réfléchir à la musique que l’on écoute – si on l’écoute d’une oreille distraite ou si on se concentre véritablement sur l’effet que nous procure ce morceau. Vaste problématique que seuls les obsédés de mon acabit sont en mesure de comprendre.

Et vous ? Adaptez-vous votre vie à votre bande-son ? Et si oui, quelle est la bande-son de votre vie ?

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