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Comme cet été avec mon édito #18, je décide de revenir pour un Ichiou qui sent les marrons chauds, les pistes de ski, le vin chaud, le foie gras et les 27 kgs pris à force de réveillonner chez mémé. Et je vous garantis une fin décembre sans Tino Rossi. C’est bon, ça va faire trente ans que je suis née, ça va faire trente ans qu’il nous a quittés… Coïncidence ? I don’t think so…

Et merde ! Qu’est-ce que je vous disais. Depuis 1983, Tino est ma bande-son estampillée du mois de décembre…

Si, je retiendrai que mon tournant en 2012 est d’avoir branché mon radio-réveil sur Ouï FM – et que je ne sois plus tenue d’écouter du jazz, de la variété boboïsante et de la sous-eurodance –, il semblerait qu’à l’approche de la fin du monde – dans 22 jours maintenant –, le temps soit musicalement à la nostalgie, pour le meilleur et surtout pour le pire. Le Joueur du Grenier nous a même ressorti pour l’occasion Sandy Valentino du saloir. Sans parler de ma sœur qui vient tout juste de découvrir Gangnam Style genre 6 mois après le début du phénomène. Circonstance atténuante : elle a 33 ans (oh wait…). Preuve que, décidément, le monde va mal…

Quelles sont donc ces nouvelles musicales qui nous font presque espérer qu’une météorite se crashe sur le coin de notre gueule le 21 décembre 2012 ?

Le retour de Quentin Elias

Attends ? Qui ? Oui, Quentin Elias, ex-membre du groupe Alliage – bienheureux êtes-vous si ça ne vous dit rien –, mais aussi bodybuilder, acteur porno gay (!) et personnage récurrent de L’île des vérités 2 – bienheureux… – revient, mais en mode abusé. Il n’a rien trouvé de mieux, en effet, pour signer son retour, que de reprendre à son compte une chanson de son ancien groupe, avec un vrai clip WTF où il est à poil et où il caresse une fille au crâne rasé. On aurait mieux fait de conseiller à Quentin de suivre le même chemin que son ancien comparse Steven Gunnell, qui n’a fait chier personne avec sa pop chrétienne et son rôle de Jésus chez Robert Hossein.

Quant à ceux qui s’interrogent sur sa transformation physique, oui, il a doublé de volume en muscles depuis son passage dans Alliage, mais sa bouche, il l’avait déjà comme ça à l’époque !

Jean-Jacques Goldman superstar… mais hchouma quand même !

Et non, les prières de tous les animateurs scouts – et les miennes au passage – ne se sont pas exaucées : Jean-Jacques Goldman n’est pas sorti lui-même de la retraite qu’il s’est accordée après Chanson pour les pieds (2001) – en même temps, 11 ans après, et même avec la crise, il paie encore l’ISF. Il peut donc logiquement vivre comme rentier pendant au moins 5 générations. Non, ce sont des artistes de la jeune scène, la plupart d’entre eux wannabe ou en manque cruel d’actu (Tal, M. Pokora, Corneille, Baptiste Giabiconi, Leslie…) qui, non content de servir pour la plupart de la soupe, ont décidé de faire le petit album de reprises qui (ne) va (pas) bien, Génération Goldman.

Et là s’insurgent de manière notable tous ceux qui ont connu le JJ au sommet de sa gloire, en gros, entre 1981 et 2000. Il paraît que c’est le fiston qui a produit ce disque qui se veut être un hommage du vivant de l’artiste, et que même JJ Goldman en personne a donné son BAT. Je pense qu’il aurait été préférable, dans ce cas, de reprendre les arrangements originaux à l’identique et ne pas nous imposer ces orchestrations moisies telles qu’on sait si bien le faire pour les tubes FM. Bref, un immense gâchis. J’aurais préféré devenir sourde plutôt qu’on massacre un monument de mon panthéon personnel de la sorte. Hchouma aux artistes, c’est tout ce que j’ai à dire.

En vrac

– Francis Cabrel a sorti un CD avec ses traductions personnelles de Bob Dylan. Je ne sais pas pourquoi, mais sur le sujet, en bonne fan de Dylan, je préfère quand même les versions de Hugues Auffray. Bien que j’avoue que Cabrel se démerde pas trop mal au final. Mais en même temps, je ne suis pas objective, concernant Cabrel.

– Johnny sort L’attente. Un conseil : débarrasse-toi de Pollux [NDLR Yvan Cassar, son arrangeur] et remets-le dans le manège enchanté. Je sais bien que tu vas sur tes 70 ans, mais ce n’est pas une raison pour nous faire de la musique de vieux.

Bonus : les 5 titres les plus écoutés en ce moment

Martina Topley-Bird, Poison

Au regard de mon année 2012 sur le plan sentimental – quasiment inexistante –, j’ai fait un petit bilan de mes amours en général. Et effectivement, quand je repense à mes histoires passées, It feels like poison.

Jimmy Ruffin, What becomes of the brokenhearted

Evidemment, à se ressasser tous mes souvenirs sentimentaux, il m’arrive de faire de temps en temps ma Bridget Jones. Et au lieu de pleurnicher sur All by myself en pyjama en pilou avec le pot de Haagen-Dasz king size, je préfère choisir une chanson soul à l’orchestration parfaite. Et de me souvenir de cette injustice qui n’a eu qu’un seul succès. Mais putain, quel titre !

Seu Jorge, Mina do condominio

Allez, une dose de soleil en plein cœur de l’hiver, en rêvant à mes vacances du mois de mars – où je partirai loin, très loin… Et puis la musique brésilienne, la perspective du Carnaval de Paris…

The Vaccines, Teenage Icon

Mon morceau joie de vivre quand j’ai ça dans mon radio-réveil. Oui, ça a du bon, d’écouter Ouï FM le matin : non seulement on est réveillé efficacement, mais en plus on a le sourire.

C2C, Happy

To be continued…

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