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fadi concertCe jeudi 7 novembre à 19h12, je ne m’attendais pas à ce qu’une charmante standardiste de ma station radio préférée m’appelle : Allo oui, c’est Christelle de Oüi FM. Vous avez participé au concours Rock Box pour le concert des Arctic Monkeys. On a eu un désistement, voulez-vous aller au concert ultra-complet demain soir ? Prise par surprise, je ne sus répondre que par onomatopées devant la possibilité de faire mon premier gros concert avec le Chevalier.

Car oui, nous avons eu l’occasion de nous présenter à nos parents, d’aller au ciné, voir une expo, aller à une fête entre potes… ensemble, mais jamais fait de concert, alors que nous sommes tous deux musiciens amateurs et fous de rock. Cette soirée promettait également d’être historique, puisque c’était le premier vrai concert du Chevalier dans une salle blindax et tout. Nous étions d’autant plus émus de ce coup de téléphone fortuit.

Vendredi 8 novembre, donc, devant le Zénith. Je vois le Chevalier un peu nerveux face à la foule qui s’amasse pour rentrer dans la salle. Je tente de le rassurer comme je peux, en lui disant qu’on ne se mettra pas dans la fosse, mais dans les gradins, qu’on n’aura pas cet effet de masse écrasante autour de nous (même si elle fait le sel du concert, mais je me sens perso un peu vieille pour résister en fosse…). Je lui donne également des bouchons, parce que je n’ai pas envie de te gueuler dessus quand tu seras vieux. – Mais tu me gueules déjà dessus ! Ah, l’amour…

Nous entrons enfin dans la salle. Je guide le Chevalier vers les gradins. Nous sommes rassurés, nous arrivons à voir la scène correctement en nous installant en bas. Mon cher et tendre s’étonne de ne pas voir les gradins blindax. Je lui dis : Soit les gens zappent la première partie, soit le Zénith fait en sorte que tout le monde puisse s’asseoir. En vérité, nous le verrons plus tard, c’était la première supposition qui était la bonne.

thestrtftSoudain, les lumières s’éteignent. Les premiers riffs ravageurs se font entendre. Les Strypes, petits Irlandais très frais qui font du garage avec quelques soupçons de blues – oui, comme AC/DC à leurs débuts, mais sans la voix criarde de Bon Scott – essaient de galvaniser une fosse déjà bien remplie. Cela marche, quelquefois : j’en veux pour preuve quelques petites waves qui émanent de la fosse, mais ça ne bouge pas tant que ça.

Sur scène, les petits jouent très bien, sont très énergiques – sachant que la moyenne d’âge n’excède pas 20 ans, ils peuvent se le permettre – mais la jouent à l’anglaise. A savoir un Thank you vite fait entre deux morceaux et des attitudes encore un peu timides, donc pas assez pour se mettre à la colle avec 5.000 personnes. Malgré cela, le Chevalier et moi-même ne boudons pas notre plaisir et nous tapotons joyeusement du pied. Petit point final : je n’ai jamais vu une première partie de concert aussi longue – 3/4h, les gamins ne voulaient pas quitter la scène – ni aussi énergique. Je vous laisse juger par vous-mêmes.

ARCTICArrivent enfin les stars de la soirée qui débarquent sur Do I wanna know?, le premier single de leur nouvel album AM. Et là, le Zénith est en flammes, tout le monde se lève et reprend la chanson. J’en profite pour montrer au Chevalier à quel point même les gradins sont pleins à craquer. Etant agoraphobes tous les deux, je craignais effectivement que mon chéri se barre, pris de panique, en plein milieu. Chose qu’il n’a pas faite, émerveillé par l’expérience de voir de la musique interprétée. Ouf !

Pendant une heure et demie, devant un parterre de fans énamourés dont certains ont fait le déplacement depuis l’Angleterre – j’ai même vu un gamin d’une dizaine d’années chanter sans problème toutes les chansons –, le groupe d’Alex Turner a fait tourner tous ses tubes avec une mécanique bien huilée, ce qui fait penser que les petits de Sheffield sont davantage un groupe de live. Le Chevalier m’avoue lui-même que, possédant plusieurs disques du groupe, il était plutôt partagé sur leurs prestations studio et complètement conquis par leurs performances sur scène.

Même si ce n’était pas un show à l’américaine – ou le mec fait des speechs de temps en temps pour calmer le jeu et chercher la collaboration du public, mais bon, il ne faut pas trop en demander à un groupe anglais sur ce point –, la prestation d’Arctic Monkeys était plus qu’honorable et méritait largement de remplir deux Zéniths deux soirs de suite. Je dirais même que ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant éclatée sur un live.

Je n’aurais peut-être pas eu l’idée d’aller prendre des billets pour les Arctic Monkeys de moi-même, étant donné que j’étais tout aussi partagée que mon Chevalier sur les morceaux que j’écoutais d’eux. Mais j’avoue que les voir en concert fut une jolie surprise et un joli souvenir que je raconterai à qui de droit.

 

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