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lisbonne2015 aura été une année dégueulasse sur le plan collectif – je vis quand même dans un pays qui a vécu deux périodes de psychose collective en un an, ou une seule qui a duré une année entière, c’est selon – et assez bizarre sur le plan personnel. En effet, j’ai dû en une année : attendre, stresser, me remettre en question, encore attendre, encore stresser deux fois plus, faire la fête un peu, partir à Bordeaux, attendre encore, stresser encore, exploser de joie, jouer devant 80.000 personnes, stresser, être déçue, attendre, stresser, faire la fête encore plus, attendre, partir en vacances sur les pas de mes ancêtres, stresser, partir au Portugal, stresser, faire la fête, vomir. Youpi 2015.

2015 sur le plan musical a été très régressif, du moins pour les six premiers mois. D’une part, l’attente et la préparation des concours ont exigé de ma part de la musique apaisante (musique de dessins animés, jazz des années 1940-50, rock des années 1960, variétés des années 1980, rock des années 1990…). D’autre part, je préparais la playlist du bal de mariage avec tellement de volonté que j’ai fait peur au DJ. Le Mari et moi-même avions quand même préparé quelque six heures de suggestions musicales sur Youtube à titre d’indication… Oui, nous sommes fous. Pour la petite histoire, après s’être posé la question de mon âge, le DJ n’a suivi que très peu d’indications de notre playlist, mais s’est démerdé pour faire mieux que le job demandé. Mon bal de mariage a vraiment été au top jusqu’à au moins une heure du matin. Et ça, ce n’est pas donné à tous ceux qui ne supportent pas Gilbert Montagné, Patrick Sébastien et Magic System sans un certain conditionnement alcoolique au préalable – il a même passé du Janis Joplin, et mes invités s’enjaillaient tellement qu’ils ont dansé dessus sans poser de questions.

Ladies & Gentlemen, sans plus attendre, voici mon année 2015 en humeur et en musique !

Janvier

In my life : Je « savoure » mes premiers jours de chômage suite à un licenciement économique avec une grippe intestinale, suite à la reprise de la natation. Quand le 7 janvier, clouée dans mon lit, j’apprends l’horreur de Charlie Hebdo. Je crains toute la journée de ne pas retrouver mon mari le soir, étant donné qu’il travaille sur la route où se sont échappés les auteurs de la fusillade. Nous suivons la journée suivante cloîtrés et hébétés. Quand je décide enfin à sortir le 9, je vois des voitures de police partout dans Paris et j’apprends sur les réseaux sociaux les événements de l’HyperCasher. Le 11, je ne défile pas, parce que je préfère vivre ma vie avec mes amis. C’est ce qui me permet de relativiser le traumatisme que je viens de passer. Sinon, ce sont mes débuts dans une boîte de reclassement où on me propose d’enseigner en Montessori. Woké, je vais plutôt me concentrer sur les concours administratifs : je prépare celui de bibliothécaire assistant et je m’inscris pour ceux d’administratif dans l’Education Nationale.

Musicalement : Je me gave devant La Nouvelle Star que je trouve encore intéressante à ce stade – celui des auditions au théâtre. Sinon, je fais les exégèses des albums reçus à Noël 2014 : Sonic Highways des Foo Fighters, 461 Ocean Bvd d’Eric Clapton et Songs Of Innocence de U2. Du bon et du moins bon. L’année 2015 est aussi l’initiation au sein de mon orchestre au pagode. Chouette, on va pouvoir chanter et jouer d’autres instruments ! Accessoirement, Demis Roussos meurt et Brain Magazine lui rend un vibrant hommage…

Chanson du mois : Georges Brassens – Mourir pour des idées

C’est la chanson qui résume mon sentiment face à ce qui s’est passé pour les dessinateurs morts ce mois de janvier. Car évidemment que, dans le verbe, nous sommes beaucoup, moi la première, à se dire prêts à mourir pour mes convictions. Dans les faits, il faut solidement s’être détaché des biens terrestres pour penser au martyre. Quand moi-même, je pensais accepter de me faire tuer au nom de ma foi, je n’étais pas mariée et je pensais finir au couvent. Et la conviction des survivants du mois de novembre 2015 m’a fait comprendre à quel point ce que je vivais dans le cadre du mariage était précieux.

Février

In my life : Premier concours de l’année qui me mine le moral : il y au moins 2000 candidats pour 24 postes. Du côté de la boîte de reclassement, c’est mieux : j’ai changé de coach pour une spécialiste des ressources humaines. Ca c’est cool. Et je me suis lancée dans un module « Du diagnostic au projet ». Et là j’ai pleuré ma race, j’ai eu l’impression d’être putain de bonne à rien. Pour me consoler, je prépare mon mariage civil, avancé pour raison familiale. Sinon, as usual, le Carême, les anniversaires en famille et les sorties entre copains.

Musicalement : les Victoires de la Musique que je n’ai pas suivies cette année ont couronné Indila, la grande sensible dont le mec la faisait tourner dans le videuh videuh et dont la chanson me faisait vriller le cerveau. Le carnaval de Paris fut doux et j’ai eu mon explication en croisant un petit dragon à République. Sur la fin du mois, il y eut une grosse introspection sur l’année 1995, non pas en l’honneur du groupe de rap, mais en l’honneur des 20 ans de ma cousine.

La chanson du mois : Philippe Crosland – Vive le reggae

Tout le monde me demande pendant le Carême l’effet de l’enjaillement sobre quand tout le monde picole autour de moi. Voilà le résultat.

Mars

In my life : Ce n’est pas tout ça, mais j’ai un mariage et deux écrits à préparer, si bien que je ne prends pas le temps de fêter dignement mon 32e anniversaire. Sinon, je passe aussi mon temps à repasser devant le Fossoyeur de Films, à réviser des exercices de maths et à m’interroger sur ma personnalité, ce qui est en soi un bon axe de réflexion pour le Carême. Puis vinrent les élections départementales où le running gag du 2nd tour a été de dire qu’untel a gagné… face au FN. Même dans mon lieu d’habitation. Triste.

Musicalement : La saison des défilés a commencé, apportant son lot de partage musical fort à propos (Lee Scratch Perry) ou pas (Christine & The Queens). L’introspection me fait aller plus loin musicalement, en cherchant dans les B.O. de cinéma provoquant des fantasmes, les B.O. de dessins animés provoquant des traumatismes et des vieilleries d’Europe de l’Est. Chaud. Et sinon : ma petite hystérique de Mari va voir son idole en concert et c’est un moment de pur délire, avec surchemise et badge des Beatles comme à la grande époque.

La chanson du mois : Modry Efekt – Ma Hra

Preuve que mes 32 ans sont quand même un âge canonique : non seulement je n’ai pas forcément la nostalgie de mes 18 ans (pour rappel, Ma Hra a été utilisé comme sample par One-T en 2001 et 2003), mais en plus, je préfère les versions originales des tubes qui m’ont fait danser dans ma jeunesse – puisque Dieu sait si j’ai dansé sur de la merde dans ma jeunesse, toi-même tu sais.

Avril

In my life : deux écrits successful + un mariage civil à l’arrache en 15 jours = grosse fatigue. Il me fallait bien quelque chose pour récupérer de tout cela. Et merci Bordeaux d’avoir accueilli mes balbutiements de femme mariée et les migraines ophtalmiques du Mari.

Musicalement : Pas grand-chose. Si ce n’est que j’ai laissé le Mari se charger de l’ambiance musicale du mariage et que, par conséquent, au lieu de la marche nuptiale de Mendelssohn, on s’est tapé du Floyd à l’apéro, de la brit-pop pendant la cérémonie et du punk neuneu au renoçon. Pour preuve que ce n’est pas parce qu’on se marie qu’on va se plier à une quelconque règle concernant l’ambiance. Et bonne nouvelle : le Cabrel nouveau est sorti, et mon Dieu qu’il est bon.

La chanson du mois : Cuizinier – Quand tu m’aimes

Découverte il y a 4 ans, lorsque j’étais trop sobre pour ne pas avoir l’esprit embrumé par Herbert Léonard, cette chanson de l’ancien rappeur de TTC a remplacé n’importe quelle chanson de Céline Dion ou de Lara Fabian dans mon panthéon de la déclaration d’amour. C’est débile à souhait, mais au moins, ça ne casse pas les noix. Et quoi de mieux pour célébrer mon changement de statut dans les statistiques de la vie en ce mois d’avril 2015 ?

Mai

In my life : C’est le moment où le printemps revient réellement et où on croit au retour d’Antoine Daniel sur les Internets. C’est le moment où je m’aperçois que passer les écrits en étant dans un état d’angoisse ultime peut porter ses fruits, puisque j’ai brillement réussi les deux écrits que j’ai passés la même semaine que mon mariage. J’assiste aussi au mariage d’une copine, ce qui nous donne l’occasion de nous promener encore. Et ça, c’est cool.

Musicalement : mis à part la préparation d’un grand événement tel qu’un combo défilé dans Paris et représentation devant 80.000 personnes et la préparation d’une playlist tropicale pour l’anniversaire de ma meilleure amie, pas grand-chose s’est passé en mai, vraiment.

La chanson du mois : Douchka – Elementaire mon cher Baloo

En cherchant There’s Something Wrong In Paradise de Kid Creole and the Coconuts pour la playlist sus-citée, je me suis souvenue de cette réminiscence de mon enfance que j’ai croisée en 45 tours dans ma famille. Ca m’a fait mon année.

Juin

In my life : Le temps des oraux est venu pour moi. Mais je suis rassurée dès le premier oral que je passe : je sais d’ores et déjà que je serai fonctionnaire au mois de septembre. Le deuxième oral se passe mal, preuve qu’il me faut quand même une certaine pression pour que je réussisse ce que j’entreprends. Sinon, je prépare ma sortie de piste auprès de la boîte de reclassement, de Pôle Emploi, du célibat version catholique… et c’est du boulot.

Musicalement : Lors de mon premier oral, lorsque je dis que je fais partie d’un orchestre et qu’on me demande si je me produis en public, je n’ai pas eu l’aplomb de dire que je me produisais pas plus tard que dix jours après cette confrontation devant 80.000 personnes au Stade de France. C’était d’ailleurs un chouette souvenir de partage. Mon DJ préféré, Tomy Burger, fait du forcing auprès de son réseau pour faire supporter la candidature de son frère au télécrochet de France Inter, lequel échouera en finale et c’est déjà pas mal. Ca a été l’occasion de découvrir un artiste qui correspond à mon référencement organique en termes de musique. Enfin, pour la deuxième fois de cette année, le Mari va voir son idole en concert et il me semble avoir entendu la voix de Noel Gallagher parmi les hurlements de l’enfant de 4 ans qui me tenait la main ce soir-là. Autre chose qui excite le Mari : la sortie de Franz Ferdinand & Sparks, qui le rend tout foufou quand on roule en voiture.

La chanson du mois : Paul van Eersel & Stella Zekri – Du temps

C’est le fameux artiste que j’ai découvert grâce à son frère. Son premier album, La maison, est en cours de production. Pourquoi me correspond-il à mon référencement organique ? Parce que moi-même, quand je compose, je sors spontanément ce genre de sonorités. Et puis c’est simple, quasiment enfantin. Séduite, je vous dis.

Juillet

In my life : Mon sprint final vers la grande fête en l’honneur de mes amours au pays de mes ancêtres connaît un faux départ. Au moment où je me dirigeais vers la maison de ma mère, mes futurs employeurs m’appellent pour me convoquer à la distribution des postes. Le temps de faire l’aller-retour et de laisser le Mari monter une armoire Ikea chez ma mère, commence la course vers le grand jour. Et le grand jour vint. Comme à l’accoutumée, j’ai beau connaître la propension de ma famille à faire mieux que prévu, mais là, ça a été du grand art. Si bien que ça m’a fait du mal de retourner dans mes terres franciliennes : j’ai eu l’impression d’un grand désœuvrement, suite à ce mouvement hystérique. Et puis putain, 2 ans. Déjà deux ans que, suite à un post sur les reprises des Beatles, ma vie a changé du tout au tout.

Musicalement : Ni Bach, ni Wagner, ni Mendelssohn. Comme a dit mon beau-père : Vous vous êtes mariés au nom du Père, du Fils et des Beatles.

La chanson du mois : The Beach Boys – God Only Knows

Je voudrais juste me souvenir de ça éternellement : ma marche nuptiale, la Cadillac en guise de carrosse, le cadre des photos, des larmes. Et des rires. Beaucoup trop pour que je puisse les compter. Même le curé s’est marré.

Août

In my life : Il fallait bien remercier ma mère, nouvellement retraitée, pour cette putain de cérémonie réussie. Résultat : nous partons avec elle sur les traces de mes ancêtres paternels. Ce fut un voyage comme j’ai l’habitude de faire avec ma mère : on fait ce que l’on a envie, sur le moment, et ce n’est pas grave si on a rien de planifié. Cette petite traversée des Ardennes, du Brabant wallon et de l’Aisne a été des plus instructifs et des plus enrichissants. Et à la fin du mois, retour aux affaires : je fais connaissance avec les règles élémentaires de mon nouveau métier et avec mes nouveaux collègues.

Musicalement : Pierre Perret permet à ma grand-mère de faire son premier live à 88 ans. Mon road trip m’a permis de faire le tour de toute la programmation de RTL. Le retour au travail me fait replonger dans mes plus belles playlists de métal pour la motivation et dans le meilleur des 1960’s pour la barrière mentale.

La chanson du mois : Arno – Les yeux de ma mère

La Belgique + maman = Arno qui parle avec sa poésie très personnelle de sa famille la plus proche.

Septembre

In my life : Aaaaah, les joies des débuts laborieux dans un nouveau taf. Tellement laborieux que je m’en sors avec des douleurs psychosomatiques. C’est dans ces moments douloureux où je me dis que le Mari, avec tous ses défauts, est l’homme qui me convient le mieux dans ma vie.

Musicalement : Je me remets à écouter Oüi FM et je n’aurais jamais cru que ça pouvait aussi me redonner espoir, même si c’est juste 20 minutes ponctuellement le matin et le soir en allant à l’orchestre.

La chanson du mois : Christophe – Le dernier des Bevilacqua

Il me fallait quelque chose d’épique en boucle pour cet automne 2015. Merci Bleu Blanc Schnock d’avoir osé passer ce morceau au détour d’une ballade dominicale avec le Mari. Résultat : j’ai très très envie de m’acheter Les mots bleus. Oui, parce que depuis la dernière fois que j’en ai parlé, je n’ai toujours pas acheté l’album. Ca devient aussi récurrent qu’une blague sur les publications de What The Cut.

Octobre

In my life : En guise de dépression saisonnière, je crie mon angoisse sur tous les toits, je me débats comme je peux au point de me sentir parfois inutile. Heureusement que je suis bien cadrée, tant par mes collègues que par mes amis. Et puis ce voyage inaugural, tellement nécessaire, où le Mari et moi en sommes revenus plus sûrs de la connerie de vie que nous nous apprêtions à vivre ensemble.

Musicalement : j’ai fait le plein de nouveautés musicales de 2015 dans les hôtels portugais grâce à VH1. Et deux tendances lourdes se sont dégagées :

– Adele a décidé de ne pas respecter sa retraite du show-business et nous a offerts un titre plus larmoyant que My Heart Will Go On

– J’ai quand même failli ne pas voir Spectre parce que l’opening by Sam Smith m’a quand même pété les couilles avant l’heure.

La chanson du mois : Nathaniel Rateliff and the Night Sweets – S.O.B.

Force est de constater qu’un Black Russian bien dosé à l’anniversaire de la Siamoise a remplacé tous les anxiolytiques qui m’ont été prescrits. Car certes, mes douleurs ont disparu moins vite que prévu, mais au moins, j’ai pris conscience qu’il fallait que je prenne ma souffrance et mon angoisse à bras le corps et régler pour de bon ce qui me provoquait ces douleurs. J’ai peut-être fait deux-trois conneries au passage, mais comme dirait Alexandre Astier en roi Arthur déchu : Je ne veux pas qu’on dise que je n’ai rien foutu.

Novembre

In my life : Il aura fallu que j’attende l’âge canonique de 32 ans pour avoir une vraie Padawan à former – en l’occurrence une gamine en terminale pro gestion et administration. Est arrivé ce qui est arrivé ce 13 novembre. J’ai été touchée par ce qui s’est passé, mais pas comme d’autres que je connais et qui ont vu leur vie bouleversée à jamais. Comme beaucoup de Franciliens, je connais des témoins, des victimes et des proches de victimes, mais aussi des personnes du milieu médical et des premiers secours qui ont su aiguiller sur les démarches à suivre. Et contrairement à janvier où la stupéfaction a été de mise, le Mari a décidé que nous agirions quel que prévu le 14 novembre coûte que coûte, et il a bien fait.

Musicalement : beaucoup de metal, de Foo Fighters (que j’étais censée voir le 16 novembre), de nouveaux vinyles qui viennent orner une collection déjà pléthorique (même si on a tous ces vinyles en CD pour la plupart, mais bon), comme pour se rassurer après le choc que nous venions de vivre. Je chronique les CD envoyés par Ladies Room, et la vérité est que je me régale…

La chanson du mois : Claude Nougaro – Toulouse

Je préfère retenir musicalement de ce mois de novembre 2015 ce qui nous a permis de ne pas éclater face à cette situation bouleversante que nous avons vécu : cette bulle de décompression qui nous a permis de digérer et d’accueillir la peine de ceux qui se sentaient vraiment perdus.

Décembre

In my life : Le métier rentre dans le corps et je ne sais même plus si ce que je ressens est de l’ordre du psychosomatique ou si mon corps déconne réellement. Malgré tout, je suis plus attentive à l’ordonnancement de mon travail. Sinon, les élections après un tel choc ne me font pas gagner espoir en une solution collective censée face à la crise que nous vivons. Youpi ambiance.

Musicalement : Dean Martin fut très absent des playlists, preuve que je me fous absolument que cette année 2015 se termine ou quoi que ce soit. J’ai réalisé un de mes rêves de gosse : voir Laurent Voulzy en concert, avec Alain Souchon, ce qui ne gâche rien. En guise de cadeau de Noël, j’ai reçu Quadrophenia de The Who et tout le répertoire des Beatles sur Spotify. Et pour preuve qu’il fallait bien que 2015 se termine sur une note pas terrible, nous avons appris ce 29 décembre la mort de Lemmy Killmister, leader de Mötorhead, à 70 ans. Il aura survécu à la cocaïne, au whisky, à la vodka, aux putes, aux pontages coronariens, il aura donc fallu un cancer déclaré 3 jours avant sa mort pour l’emporter. Sacré lui.

La chanson du mois : Alain Souchon – Les Cadors

Malgré les bonheurs personnels qui ont essaimé mon année 2015, il me semble que la femme de 32 ans que je suis a surtout été très abîmée par la folie qui a pu émaner de ses contemporains. Oui, je pense être désormais mature pour comprendre toute la dimension « babtou fragile » du comparse de Laurent Voulzy. Je me suis même dit que j’aimerais bien être comme Souchon et Voulzy après quarante ans passés au côté du Mari.

Je n’ai même pas l’espoir de me dire que ce sera mieux en 2016, surtout après avoir entendu le nouveau Coldplay. Je vous souhaite juste, comme tous les ans désormais, que 2016 sera prospère malgré les difficultés. Et surtout qu’au vu de ce qui s’est passé cette année, nous n’en venions pas à ce genre d’extrémités…

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