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Je vous propose un petit aperçu musical de cet automne 2017 qui me voit changer de fonctions, et par conséquent, de paie (même si ce n’est pas encore trèèèès probant pour l’instant). Un automne 2017 qui, comme l’automne 2015, voit le métier rentrer dans le corps de manière pas du tout figurative (avec moult malaises et maux divers liés au stress). Un automne 2017 où on se « débarrasse » des vieilleries qu’on doit écouter à la maison, à force de ne pas sortir avec ce froid. Un automne 2017 marqué aussi par le #HighSchoolMusical, puisque je suis encore mutée en lycée.

Dans cette sélection, comme à mon accoutumée désormais, il y aura surtout de la vieillerie, puisque je commence à rider et à avoir des cheveux blancs de plus en plus visibles. Mais vous commencez à avoir l’habitude.

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La musique d’ambiance ad hoc : Trent Reznor & Atticus Ross – Halloween (2017)

Les trublions de Nine Inch Nails ont décidé pour fêter Samain/la fête des saints et des morts de revisiter le mythique thème composé par John Carpenter pour son propre film en 1978. Et ils ont fait un morceau encore plus cohérent que l’original. Si John Carpenter a joué avec l’économie des effets qui lui étaient offerts à l’époque, Reznor et Ross ont un peu forcé le trait sur les effets sonores horrifiques et ça marche du tonnerre, tant la reprise installe la bonne ambiance qui prend aux tripes.

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Le petit coup de soleil : Cesaria Evora – Sangue de Beirona (1997)

Issu de l’album Cabo Verde, son sixième album studio, ce petit morceau ne paie pas de mine, mais suffit pour mettre du baume au cœur. Il me rappelle le voyage de noces dans un pays au même langage, mais un petit peu plus au nord. Et clairement, quand je vois les photos de mes potes sur les réseaux sociaux, je pleure.

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La nouveauté fondante : Eddy de Pretto – Kid (2017)

Alors que l’affaire Weinstein commence à bouleverser les relations hommes-femmes – dans le bon sens, je l’espère – et que je me retrouve dans un établissement composé à plus de 90% d’élèves de sexe masculin, qu’on puisse interroger de la sorte les tenants et les aboutissants de l’injonction à la virilité me fait très plaisir. D’autant plus que je suis réellement fan de la voix et de l’écriture de ce jeune homme que personne n’avait vu venir. Bref, une très belle découverte de 2017.

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La kitscherie sans nom : Dennis Walker – Like An Eagle (1979)

Vu comment Michel Vedette m’a fait vriller la tête avec sa reprise française du morceau, je me suis dit qu’il fallait que je me penche sur la question. Et je n’ai pas été déçue du résultat, tant ce morceau correspond point par point à tous les clichés de la musique produite au kilomètre. Tu prends un acteur porno, tu le fais rencontrer des producteurs peu scrupuleux, et tu obtiens un combo gagnant pour ton dancefloor et tes demandes de drama.

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La petite archive mignonne : Queen – Tavaszi szél vizet araszt (1986)

Le 27 juillet 1986, Queen finit sa tournée Magic à Budapest et personne ne se doute que ce sera le dernier concert du groupe. Pour clore la tournée sur un moment chouchou, Freddie Mercury s’inscrit sur la main des paroles en hongrois, celle d’une chanson traditionnelle pour enfants, afin de l’interpréter avec le public. Même si le concert était en deçà de ce qui s’était passé à Wembley ne serait-ce qu’un mois plus tôt – la fatigue aidant –, il existe des moyens plus honteux de finir sa carrière live.

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La redécouverte des années 1980 : Buzy – Body Physical (1986)

Marie-Claire Girod, dite Buzy, a commencé sa carrière par la pratique des claquettes qui lui a ouvert un rôle dans le Rocky Horror Picture Show (1975) à seulement 18 ans. Etienne Roda-Gil la repère et lui fait enregistrer divers titres à succès au début des années 1980 (Dyslexique, Adrian, Adrénaline). Body Physical sort après un album écrit avec Serge Gainsbourg en 1985. La mort de son producteur historique à la fin des années 1980 a marqué la fin de son succès, mais certainement pas celle de sa carrière qui continue encore de nos jours.

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La collaboration de rêve : Hans Zimmer & Radiohead – (Ocean) Bloom (2017)

On dirait que 2017 a décidé de nettoyer mon karma de ce que j’ai pu dire de dégueulasse sur Radiohead depuis 20 ans. En s’associant avec l’un des compositeurs les plus badass de Hollywood, le groupe n’a pas fait dans le très recherché, mais dans l’onirique et l’apaisé (que certains qualifieraient d’à deux balles, mais qu’ils composent une symphonie et on en reparle). Bref, Radiohead n’a pas fini de m’étonner et ça me fait plaisir.

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La nécrologie : Tom Petty – A Face In The Crowd (1989)

Tom Petty nous a quittés ce lundi 2 octobre 2017, à l’aube de ses 67 ans. J’ai pu découvrir son répertoire à travers diverses exégèses du Mari, qui était un grand fan et qui était par conséquent très attristé, mais aussi à travers les Travelling Wilburys (supergroupe qu’il avait formé avec George Harrison, Roy Orbison, Bob Dylan et Jeff Lyne et dont il ne reste désormais que deux survivants, dont l’un est censé être mort il y a 15 ans). Il était une bonne manière de découvrir un répertoire folk américain en dehors des cadres, à l’instar de Bob Dylan et des Byrds.

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Le moment guimauve : Foreigner – I Want To Know What Love Is (1984)

C’est ma chanson de l’amour au Mari pour cette saison. Elle est cucul. J’ai honte, hein. Mais en quatre ans d’amour, c’est dur de se renouveler en chansons dark et punk pour exprimer mon amour au Mari. Et encore, ça aurait pu être pire : j’aurais pu choisir la version de Tina Arena.

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La victoire par KO (enfin on espère) : Noel Gallagher’s High Flying Birds – Holy Mountain (2017)

Tandis que son frère Liam truste les charts anglais avec son premier album solo As You Were depuis le mois de septembre 2017 – et pour l’avoir écouté dans un magasin, je n’ai qu’un seul mot qui me vient en tête, tant c’est vraiment une resucée d’Oasis : BOOORING –, Noel aborde la contre-attaque en étant surprenant. Si l’album sort le 24 novembre, le premier single, outre le fait qu’il ait provoqué l’incompréhension en live en incluant la prestation d’une demoiselle qui fait une session percussive aux ciseaux, a réussi à dérouter le Mari. En effet, la très grande inspiration prise à la période surf des Beach Boys, alors que Noel en a dit pis que pendre, amène un évident questionnement. Personnellement, j’aime beaucoup, et j’aime surtout qu’il ait voulu faire autre chose que ce qu’on attendait de lui.

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A bientôt pour de nouvelles aventures musicales.

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