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Ce début d’année 2018 a été, comment dire… bizarre. Entre le GROS coup de mou du mois de janvier et les frimas de février, on va dire que ce n’était clairement pas la fête. En plus, le vol de mon portable et le fait de se faire remplacer par l’ancien qui décharge bien trop vite a considérablement fait baisser ma consommation musicale. Mais je compte sur le #30DayMusicChallenge que je vais faire désormais traditionnellement au mois de mars, le retour du printemps et la découverte d’un spot de karaoké bien vénère pour équiper mes cages à miel au mieux.

Bref, trêve de plaisanterie, on passe au vif du sujet.

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La petite nouveauté fondante : Paul Plexi – Pourquoi tu me regardes de haut

Depuis la victoire à l’émission Nouvelle Star en 2016 de Patrick Rouiller, AKA Paul Plexi, j’attendais frénétiquement les aventures phonographiques du petit Suisse fondant. Las ! Viré de sa maison de disques pour causes de divergences artistiques, il a décidé de sortir en juillet 2017 l’EP Prototype. Résultat : un Bashung avec une voix plus riche et ce n’est pas pour me déplaire. La ressemblance avec l’artiste disparu va jusqu’à embaucher le parolier Jean Fauque (qui a donc écrit Osez Joséphine, Ma petite entreprise, La nuit je mens, etc.) et le mixeur Mitch Olivier. Bref, ça n’invente pas l’eau chaude, mais ça fait plaisir.

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Le cadeau de Noël : Metallica – Orion

Le Mari, dans son souci d’exhaustivité propre à notre discothèque, a décidé de me refaire l’intégrale de Metallica en physique. Après Hard Wired… To Self Destruct en 2016, il m’a offert la réédition de Master Of Puppets (1986). C’est ainsi que j’ai redécouvert ce petit bijou instrumental qu’est Orion, 8’19 » de mélange entre riff bourrin caractéristique du groupe et inspiration psychédélique. Preuve que les mecs sont un minimum cultivés et savent rendre le culte aux anciens. Ce morceau a été composé par le bassiste Cliff Burton – d’où les morceaux de bravoure à la basse –, qui est tragiquement décédé le 27 septembre 1986 des suites d’un accident de bus lors de la tournée du groupe en Suède, à l’âge de 24 ans.

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Le petit vieux inspirant : Mark Knopfler – Postcards From Paraguay

Mon amour pour Dire Straits n’est plus à prouver, mais il est vrai que j’ai du mal à suivre la carrière de Mark Knopfler en solo. Et un soir de janvier, Spotify me glisse ce petit morceau issu de l’album Shangri-La (2004) de la manière la plus random possible. Je gueule un peu sur le côté aléatoire de l’app en version gratuite, mais j’avoue que là, j’ai été séduite.

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La madeleine de Proust : Status Quo – Rockin’ All Over The World

En rotation lourde sur Oüi ce mois de janvier 2018, ce morceau de 1978 me rappelle le temps où j’écoutais de la super musique avec mon parrain, le temps où il n’avait pas remisé sa platine au grenier pour cause d’utilisation massive de Spotify. Bref, le bon temps… *Pas d’inquiétude, je vais avoir 35 ans à la fin du mois, d’où mon côté vieille connasse qui ressort*

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Jingle Jangle dans mon cœur : R.E.M. – Me In Honey

Avant de reprendre les cours ce 8 janvier 2018, nous nous sommes payés un coup de nostalgie enfantine avec le Mari. Grand fan de Roger McGuinn et de tout qui s’en inspire, il avait logiquement apporté Out Of Time (1991) dans la discographie conjugale. Moi qui connaissais cet album qu’en cassette, à force de l’écouter en boucle avec ma sœur, me suis mise à tout chantonner dans l’appartement. Et heureusement que nous avons pris cette dose de légèreté et de jingle jangle, étant donné ce que nous avons dû affronter l’un et l’autre au mois de janvier.

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La redécouverte : Shake Shake Go – England Skies

Cette chanson, sortie en 2014, ayant passé en boucle sur Oüi en 2015-2016, je n’y avais pas prêté une oreille plus attentive que cela. Maintenant que la programmation a considérablement évolué sur l’antenne, la redécouverte du morceau un soir mélancolique de janvier 2018 a été d’autant plus conséquente. Le groupe franco-gallois, qui a fait la première partie de Rodrigo Y Gabriela en 2014, ne semble pas donné de signe de vie depuis la sortie de leur album All In Time en 2016.

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Le petit taquet derrière la tête : Gaël Faye – Paris métèque

Je misais tout sur Eddy de Pretto durant ces Victoires de la Musique, quand certains contacts s’excitaient sur Gaël Faye. Je n’avais pas lu Petit pays ni eu la curiosité de jeter une oreille sur l’album du même nom sorti en 2017. J’avoue, mal m’en a pris et je demande sincèrement pardon pour cette erreur de jugement.

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L’instant guimauve : Yoko Ono & John Lennon – Hard Times Are Over

Parce que, comme je l’expliquais, janvier et février 2018 ont été plutôt lourds d’un point de vue personnel, j’ai préféré conjurer le sort en dédiant au Mari et moi-même une exhortation à sortir la tête de l’eau et à ne pas se laisser submerger par le marasme dans lequel nous étions entraînés. Il me semble que c’est dans ce même esprit que John et Yoko ont décidé de clore ce double album du retour (pas si) raté qu’est Double Fantasy (1980).

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L’éclair de génie : George Harrison – Dark Horse

Autre magnificence dans l’adversité, j’ai été très inspirée par ce titre de 1974 où George Harrison traverse une passe difficile, entre sa femme qui le quitte pour son meilleur ami (Rico C., on t’a vu venir) et une extinction de voix (d’où cette voix pourrie). Malgré tout ça, il arrive à sortir un super album en méditant toute cette guigne. Je savais que George Harrison avait le don de tout relativiser avec ses chansons, mais là, cela relève du génie.

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A bientôt pour de nouvelles aventures.

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